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Rencontre avec Fanny & Fanny, les écologistes convaincues

20 novembre, 2018

Rencontre avec Fanny & Fanny, les écologistes convaincues

Racontez-nous votre premier jour, ce moment, ce déclic qui a engendré une prise de conscience, un nouveau départ et de nouvelles initiatives.

En Octobre 2013 nous avons toutes les deux rejoint Impact, l’association de développement durable de notre école. Nous souhaitions donner du sens à notre temps libre. Nous étions toutes les deux sensibilisées au développement durable.

Fanny Rathelot : J’ai grandi dans la nature, proche des calanques. Quand j’étais en prépa, j’ai lu “Animal Liberation” de Peter Singer, un philosophe utilitariste. Ma conscience environnementale est née d’une sensibilité pour les animaux. En lisant ce livre, j’ai pris une grosse claque et j'ai pris conscience du mauvais traitement des animaux que ce soit pour la science, la recherche, la beauté ou pour l’alimentation. J’ai arrêté de manger de la viande. Je voulais monter une marque de vêtements respectueuse des animaux à cette époque et je me suis dirigée vers une école de commerce.

Fanny Rabu : Je n’ai pas eu de déclic à proprement parler. Mes parents ont toujours fait attention à l’énergie, l’alimentation, au tri etc. Je me souviens de l'anniversaire de mes 8 ans. Mon père avait organisé une énorme chasse aux trésors dans mon village avec tous mes copains. Le trésor était caché au milieu de la décharge publique. Il nous a fait un cours sur les déchets au milieu de la décharge sur un ton assez autoritaire. Autant vous dire qu’il a cassé l’ambiance (rires). 

Qu’avez-vous fait après ce premier jour ?

Fanny Rabu : En sortant d’école je voulais travailler dans le développement durable et plus particulièrement dans l’entreprenariat social. J'ai fait un stage où j’animais un espace de coworking pour entrepreneurs sociaux mais je n’ai pas accroché avec le milieu. Je ne me sentais pas épanouie. Depuis cette expérience là, je fais la distinction entre mes valeurs et mes convictions personnelles et ma vie professionnelle.

Fanny Rathelot : J’ai fait un premier stage de 6 mois dans une grande ONG pour la protection de l’environnement. Il y avait une effervescence incroyable, j’ai appris énormément de choses. Jusque là les ONG mettaient beaucoup en avant la protection des animaux. C’est lors de la COP21 qu’il y a eu une prise de conscience plus massive sur ces thématiques.
Par la suite, j’ai travaillé dans des start-up notamment dans le conseil. Je gagnais plus d’argent mais je ne me retrouvais pas dans ces valeurs, j’avais l’impression que ce que je faisais n’avait pas de sens. Un poste s’est libéré dans l’ONG où j’avais eu ma première expérience. J’ai réalisé que c’était important pour moi de travailler dans une boite alignée avec mes croyances. Depuis j’y travaille toujours.

Quels ont été les bienfaits apportés par ce changement ?

Fanny Rabu : Je mange mieux, plus équilibré. Je me suis mise à la cup, j’ai changé plein de petites choses dans mon quotidien qui me font me sentir mieux. Mais au delà des bienfaits, j’en retire aussi de la frustration de voir les autres ne pas prendre le changement climatique au sérieux. Cela doit devenir une démarche collective. Je suis à l’aise avec mon échelle personnelle mais je pense que ce n’est pas suffisant. 

Fanny Rathelot : Je suis d’accord avec ce point. Je fais le maximum pour me responsabiliser mais quand je vois qu’autour de moi ce n’est pas le cas, c’est frustrant.

Aujourd’hui, que faites-vous dans votre quotidien pour être responsable ?

Fanny Rathelot : Je récupère tout et particulièrement les vêtements. Ceux de mes grand-parents par exemple. Je les customise, les teint, les rafistole et les recouds.

Fanny Rabu : Je fabrique beaucoup de produits que j’utilise : dentifrice, gommage au marc de café, anti-cernes avec du thé froid. Je vais beaucoup chez Emmaüs, je recycle et je fais des brocantes avec des copines. Ça permet de donner une deuxième vie aux vêtements plutôt que de jeter. 

Auriez-vous 3 bonnes adresses responsables à partager ?

Le café vert : c’est au Pré-Saint-Gervais, ils proposent des paniers locaux et cuisinent de saison.
Hank : c’est un très bon restaurant de burgers véganes
Les marches Climat : tout le monde devrait descendre marcher ! 

Quel conseil donneriez-vous aux personnes qui souhaitent agir aujourd’hui ?

Dépêchez-vous !

Fanny Rabu : Beaucoup de personnes n’agissent pas car ils pensent qu’eux seul ne changeront pas le cours des choses. Mais je pense qu’il y a de plus en plus d’engouement. Si t’as déjà une petite sensibilité, vas-y !

Fanny Rathelot : On attend tous une impulsion par le haut mais elle ne vient pas et cela n’arrivera pas. C’est à la société civile de faire bouger les choses.

Comment imaginez-vous la planète en 2030 ?

Fanny Rathelot  : La version hyper optimiste : les entreprises sont taxées sur leur empreinte carbone, ils font beaucoup de R&D en éco-conception pour trouver des solutions et continuer leur activité mais en limitant au maximum leur impact. Au niveau individuel, on assiste à une réelle prise en compte de la nature, la préservation devient une priorité et nous construisons nos activités autour de ça.

Fanny Rabu : La seule version positive c’est celle où on a tous changé d’état d’esprit.

Pourquoi soutenez-vous Jours à Venir ?

C’est important de changer nos habitudes de consommation mais sans délaisser le style. Le bio, le responsable et le naturel sont de premiers arguments mais il faudrait que ce soit la norme. Vous mettez en avant des produits divers et variés qui montrent que tout ce qu’on consomme a un impact et qu’ils existent de belles alternatives !


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