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Pourquoi l'industrie de la mode est-elle si polluante ?

08 janvier, 2019

Pourquoi l'industrie de la mode est-elle si polluante ?

On entend beaucoup que l’industrie de la mode est la seconde industrie la plus polluante après le pétrole. Toutefois, vous n’arrivez pas à comprendre comment votre simple t-shirt en coton ou votre jean puissent avoir un impact négatif sur l’environnement et les populations.  Que savons-nous vraiment ?

Sakina M’sa, styliste et fondatrice de Front de mode, déclare que plus d’1,2 milliards de tonnes de gaz à effet de serre sont émis chaque année à cause de la mode, soit plus que les vols internationaux et le trafic maritime réuni. La fabrication d’un jean par exemple, nécessite entre 7000 et 11000 litres d’eau, un t-shirt 2700 litres. Il faut savoir qu’à l’autre bout du monde, l’industrie de la mode pollue non seulement l’eau mais aussi les sols des villages des populations qui travaillent pour vêtir le reste du monde. Voyons donc pourquoi.

Les matières premières

Commençons par le début : pour faire un vêtement, une paire de chaussures, un sac, il faut de la matière première. Pour obtenir cette matière, on élève des animaux (matières animales), on cultive des plantes (matières naturelles) ou on la fabrique grâce aux procédés chimiques (matières synthétiques). 63% des vêtements sont fabriqués à partir de matières chimiques issus du pétrole comme l’acrylique, l’élasthanne et le lycra. L’extraction du pétrole participe fortement à l’augmentation de gaz à effet de serre. Par ailleurs, la production de bois, qui permet de créer des fibres artificielles, impacte la biodiversité, puise toujours les mêmes nutriments dans le sol et à force, l’épuise. Le reste de nos vêtements est fabriqué à partir de matières naturelles dont 26% provient du coton. Malheureusement, sa culture nécessite énormément d’eau, de soleil et de pesticides. Cela entraîne une pollution agricole et un risque pour la santé des cultivateurs. Par ailleurs, l’eau est une source rare dans certains pays. Lorsque la pluie n’est pas suffisante, on détourne l’eau des rivières et des lacs pour qu’elle irrigue les champs de culture du coton.

La transformation des matières

Comme l’explique le guide « le revers de mon look », la transformation du fil en tissu est très néfaste pour l’environnement. Les fabricants recouvrent les fils de produits chimiques (graisse, cire, huile d’ensimage) pour qu’ils soient plus résistants. Ensuite, le tissu est lavé et rejette dans les eaux usées de nombreuses substances toxiques. Ainsi, ces substances ne cessent d’être mélangées à l’eau et nuisent à la biodiversité et à la santé des populations locales. Les traitements spéciaux comme l’aspect vieilli, le blanchissement, le brillant transforme les propriétés d’un tissu via des traitements chimiques qui ont aussi des impacts négatifs sur l’environnement et la santé des travailleurs.

Le transport des vêtements

Par souci d’économie, de nombreuses marques fabriquent à l’autre bout du monde. Le modèle de la fast fashion implique un rythme effréné de changement de collections et de livraison des produits. Certains pays d’Asie, spécialisés dans la fabrication du textile, ont des prix très compétitifs. Il revient alors moins cher aux marques de délocaliser leur production et de payer du carburant pour transporter les vêtements. L’avion est souvent le moyen de transport utilisé pour transporter les vêtements car il est le plus rapide. Malheureusement, il est aussi le plus polluant et émet de nombreux gaz à effet de serre.

Malgré tout, on ne va pas arrêter de s’habiller alors quelles sont les alternatives à adopter pour une mode durable et moins polluante ?

Favoriser le recyclage

Le recyclage ou « l’upcycling » est vu par beaucoup comme une alternative indispensable. L’upcycling est l’action de récupérer des matériaux ou des produits dont on n’a plus l’usage afin de les transformer en nouveaux produits. Ainsi, on évite la surproduction et on transforme l’existant. Aujourd’hui, de nombreuses marques utilisent des chutes de tissus de maison de couture en déstockage pour créer leurs vêtements. Vous pouvez découvrir les histoires de nos marques qui pratiquent le recyclage : Gang de Filles, Ach, Irné, Les Sauvageonnes.

Préférer le made in France et les circuits-courts

Avant d’arriver dans les mains du consommateur, un vêtement peut avoir fait trois fois le tour du monde entre l'assemblage, le tissage, le stockage etc… Par souci d’économie, de nombreuses marques font le choix de délocaliser leur production et de faire voyager leurs vêtements par avion ou cargo ce qui est très couteux en carburant. Pour limiter cet impact néfaste sur l’environnement, le mieux est de favoriser les vêtements produits en France ou en circuit-court. La volonté de valoriser la patrimoine textile français est présente notamment chez nos marques Alfa, Atelier le Gagneur, Mathilde, Harris M, Menthe à l'eau et Justine B.

Privilégier des matières naturelles et du coton biologique

Plus d’un quart de la production mondiale des fibres textiles provient du coton. Afin d’éviter de puiser de façon excessive dans les ressources de notre planète, le mieux est d’opter pour des pièces en fibres recyclées ou en lin et chanvre (des matières qui nécessitent beaucoup moins d’eau et d’engrais pour pousser). Les matières synthétiques (nylon, acrylique, élasthanne etc) qui proviennent du pétrole sont également à proscrire puisque leur fabrication nécessite des procédés industriels extrêmement polluants. Si vous aimez tout de même porter du coton, privilégiez le coton biologique avec des logos environnementaux comme ECOCERT ou GOTS. Découvrez nos marques qui utilisent aujourd'hui du coton bio : Mayway, Good Morning Keith, 17 Degrés, Olly

Faire des lavages à basse température

On y pense moins mais l’entretien des vêtements est également très néfaste pour l’environnement :  beaucoup d’énergie et d’eau sont dépensées pour laver, sécher et repasser. Par ailleurs, les lessives sont très polluantes tant elles contiennent de substances non biodégradables comme les tensio-actifs. L’entretien de vêtements en fibres synthétiques relâche plus de 500 000 tonnes de microparticules de plastique dans les océans chaque année, l’équivalent de 50 milliards de bouteilles en plastique. Pour alléger l’impact de vos lessives sur l’environnement, nous vous conseillons de laver le moins souvent à haute température, 30 ou 40° suffisent ! Par ailleurs, évitez de mettre à la machine des vêtements qui n’ont été portés qu’une journée et qui ne sont pas vraiment sales. Lorsque vous choisissez votre lessive, favorisez des nettoyants naturels ou fabriquez votre lessive vous-même. Découvrez Les Petits Bidons : des lessives d’origine naturelle avec du savon de Marseille et des huiles végétales. Aucun actif nocif n’est utilisé : pas d'huile de palme, ni sulfates, ni borates, ni tensioactifs dérivés du pétrole, ni même de colorants.

Sources :


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