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Rencontre avec Antonin, Luc et Mikael, les fondateurs de Belledonne

02 avril, 2019

Rencontre avec Antonin, Luc et Mikael, les fondateurs de Belledonne

Cette semaine nous avons rencontré Antonin, Luc et Mikael, les fondateurs de la marque Belledonne, d’élégantes baskets européennes, produites sans intermédiaires.

Pouvez-vous nous raconter votre rencontre et vos parcours avant de fonder Belledonne ?

Nous nous sommes rencontrés en première année d’IUT à Grenoble et nous sommes rapidement devenus très copains. Après l’IUT, Mickaël et Antonin ont fait l’école de commerce de Grenoble et Luc est parti à l’IAE. On était encore tous les trois dans la même ville et nous avons pris un appartement ensemble.

Antonin :  Pendant mes études je suis parti pendant un an à Montréal. Par la suite je me suis installé à Paris où j’étais consultant en innovation digitale.
Luc : Etant franco-espagnol, une fois diplômé, je suis parti vivre à Madrid où j’ai occupé plusieurs postes dans la communication et l’évènementiel.
Mickaël : De mon côté, c’est à Milan que j’ai élu domicile ! J’y travaille comme responsable marketing pour une entreprise d’électroménager.

Qu’est-ce que vous aimez le plus les uns chez l’autre ?

Antonin : Luc est déterminé, j’admire son abnégation. Il a une énergie folle, on pourrait lui faire creuser une montagne à la petite cuillère, s’il faut le faire, il le fera. Mika est un sage qui a énormément d’ambition. Il est obsédé par le détail et pense toujours à ce que l’on peut mieux faire pour amener Belledonne plus loin.

Luc : Antonin est un excellent communiquant, avec un sens aigu du détail et un goût prononcé pour l’esthétique. Mikael est quelqu’un de très réfléchi, toujours capable de remettre les choses en question. Il ne laisse absolument rien au hasard.

Mikael : Luc est quelqu’un d’hyper positif, qui tirera toujours le bon côté d’une situation, ce qui nous donne une énergie folle même dans les moments les plus difficiles. Antonin a une vraie vision et pense toujours au coup d’après, ayant toujours à l’esprit ce qui sera le mieux pour la marque.

Quand a été créée la marque ?

Belledonne a été créée en juin 2018. Nous avions une idée très précise de ce que l’on voulait faire, et nous avons travaillé sur le concept pendant un an. Comme on y croyait fort, on a réuni nos économies avant de nous lancer. On s’est donc retrouvé à Porto en signant le bon de commande de nos premières baskets, qui allaient arriver 3 mois plus tard. Nous étions prêts à vendre mais nous devions attendre 3 mois pour lancer le site, c’est donc à ce moment-là que nous avons décidé de faire une campagne de crowdfunding. L’objectif principal de cette campagne était de présenter la marque, pour s’assurer que les messages que l’on voulait passer soient bien compris. 

Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de faire ce projet ?

Nous sommes passionnés de prêt-à-porter, et c’est d’ailleurs un sujet très récurrent dans nos discussions depuis le premier jour. Lorsque nous avons tous les 3 déménagé dans des grandes villes, et que nous avons commencé à avoir un salaire, nous nous sommes encore plus intéressés au vêtement. On a commencé à regarder de plus près le rapport qualité/prix des vêtements que l’on consommait, ainsi que les histoires derrière chaque marque. C’est donc naturellement que l’on s’est orienté vers des marques qui se battaient pour rendre accessible des pièces de qualité confectionnées près de chez nous. On a trouvé des chemises, des pantalons mais très peu de baskets. Sur le marché, on pouvait soit trouver des produits assez “luxe” et très chers, soit des baskets fabriquées en Asie du Sud-Est et accessibles. Face à ce constat, on a imaginé la paire de baskets de nos rêves, de grande qualité et on l’a rendue accessible en supprimant tous les intermédiaires. C’est comme ça que l’idée de Belledonne est née !

Quelle est votre mission à travers ce projet ?

Proposer des baskets robustes, élégantes et décontractées issues des meilleurs savoir-faire européens à des prix accessibles.

Quel message voulez-vous transmettre ?

Quand on regarde notre génération, on a perdu un peu de bon sens. On peut acheter des produits faits à l’autre bout du monde à des prix dérisoires alors que l’Europe regorge d’artisans talentueux. Nous voulons contribuer à une mode plus raisonnée, en permettant de consommer moins mais mieux. 

Quelle est le trait de caractère propre à vos produits ?

Ce sont des baskets citadines que nous voulons versatiles : pour aller bosser, boire des coups, flâner le week-end… Belledonne c’est l’élégance décontractée.

En quoi êtes-vous éco-responsable aujourd’hui ?

On croit aux circuits courts. Nous proposons de belles chaussures fabriquées proches de chez nous. On met en avant les savoir-faire italiens et portugais en matière de chaussures et de matières premières. Nous utilisons le transport routier : de notre usine au Portugal jusqu’à notre unique point de stockage à Paris.
Nous attachons également une attention particulière à l’impact social de notre activité. Nos produits sont fabriqués dans une usine agréable et bien équipée que nous visitons souvent, les salariés sont payés au-dessus des minimums légaux et perçoivent un 13e et 14e mois de salaire.

Qui dessine les modèles ?

Nous faisons une veille constante sur les nouvelles baskets et avons des idées précises de ce que nous voulons. Pour la B0, nous souhaitions une basket inspirée des années 80. On travaille avec un designer produit qui nous aide à traduire nos planches de tendance et dessin.
Une fois qu’on a le premier dessin, on va voir notre usine, et on développe ensemble un premier prototype. Ensuite, on fait nos allers-retours et quand on a un prototype valable, on choisit les coloris. On commence à avoir des clients qui nous demandent des couleurs précises, on fait des tests et dès qu’on obtient un résultat qui nous plait on lance la production.

Appartenez-vous à des labels en particulier ?

Non, nous nous sommes assez peu renseignés là-dessus car on a un positionnement particulier. Nous proposons une alternative à toutes les baskets fabriquées à l’autre bout du monde avec un produit en circuit court, d’une grande qualité, fait pour durer. Nous n’avons pas trouvé de labels qui correspondent vraiment à notre démarche.

Belledonne en 3 mots ?

Qualité accessible, élégance décontractée et savoir-faire européen.

Si Belledonne était une ville, quelle serait-elle ?

L’excitation de Paris, la douceur de vivre madrilène et le style de vie milanais.

Si Belledonne était une musique, quelle serait-elle ?  

Bill Withers - Lovely Day.
Parce qu'elle met le sourire, elle donne la pêche, et qu’avec des Belledonne au pied, on passe toujours un Lovely Day.

Si Belledonne était une icône, qui serait-elle ?

Barack Obama. L’élégance décontractée avec la volonté de changer les choses.

Quel est votre produit favori, celui dont on ne se sépare jamais ?

Antonin : Les B0 orange !

Luc : B0 - Full Black. Un apéro qui dérape ? Pas de coup de chaud parce que je ne veux pas salir mes baskets blanches…

Mikaël : Les B0 Bordeaux/Marine, mon coup de cœur du moment. Et dire que j’étais le plus “réticent” sur ce modèle à la base...

Le jour où vous avez eu la plus grande joie ?  

Un jour nous marchions dans Paris et on a croisé quelqu’un qui portait nos chaussures. Il s’appelait Julien, il était très élégant. C’était l’image « parfaite » qu’on avait de notre client. Il avait eu un vrai coup de coeur pour Belledonne. On l’a remercié pour son achat et on est reparti avec un énorme sourire.

Votre plus grand projet à venir ?

En septembre, nous serons présents pendant une semaine à la Garçonnière pour fêter les un an de la marque. On présentera nos nouveaux modèles à ce moment-là et on aura une dizaine de déclinaison de B0 qui seront disponibles.

Qu’est ce vous imaginez pour Belledonne à moyen terme ?

On aimerait développer deux gammes en plus de celle que nous avons actuellement. Nous cherchons à répondre aux attentes des consommateurs et adapter au mieux nos productions à leurs envies. 

Un conseil mode pour nos lecteurs ?

Foncez sur Jours à Venir : vous serez stylé et responsable (rires).

3 bonnes adresses éco-responsables à partager ?

Antonin : Kelbongoo ! Des produits frais en direct de fermes de Picardie. Il y a deux ventes par semaine, on choisit ses produits et on va les récupérer deux jours plus tard dans un des 3 points de retrait parisiens. Ça permet de soutenir des petits producteurs français tout en se régalant !

Luc : Le restaurant Chez Nous, place Championnet à Grenoble. C’est frais, c’est généreux et c’est local, tous les produits viennent des agriculteurs de la région, 150 km maximum. Leur burger est à tomber… Allez-y de ma part !

Mikael : Le restaurant Torü, mon petit havre de paix quand je me rends sur Lyon. Un beau local, un choix de thés incroyable, des produits majoritairement locaux et de saison, des pâtisseries de dingue, et surtout 3 associés (et amis) au top.

Que faites-vous au quotidien pour être responsable ?

Antonin : Je limite au maximum mes achats de vêtements. Je m’intéresse de plus en plus à la seconde main. Mon tailleur est devenu mon meilleur ami. J’achète des pièces vintage et je les fais retoucher. Autrement, j’achète des fruits et légumes de saison. Ma sensibilité a commencé par l’alimentaire. Je marche beaucoup, j’ai des fesses dignes d’un prof de zumba et c’est plus responsable (rires).

Luc : Je trie mes déchets et j’essaye de limiter au maximum les emballages. C’est tout bête, mais je crois que tout le monde devrait apprendre à le faire correctement. Je prends les transports en commun, le vélo et j’use pas mal la semelle de mes Belledonne.

Mikael : Belledonne a profondément changé mes comportements d’achat. Consommer moins, mais mieux. Favoriser les productions locales (et puis habiter en Italie aide pas mal !), moins de déchets, c’est encore loin d'être irréprochable mais on s’améliore chaque jour. 

Une folle envie pour notre planète : si demain vous étiez une Superman ou le ministre de l’écologie, que feriez-vous ?

Antonin : Ce qui presse le plus c’est le climat. Si j’étais superman j'aspirerais tous les gaz à effet de serre pour redonner à la planète la température qu’elle devrait avoir, et tant qu’à faire j’aspirerais le continent plastique aussi. 

Luc : Si j’étais Superman, je me ferais faire une nouvelle combinaison en coton bio, et puisqu’aucun humain n’y arrive, je commencerais par taxer les entreprises les plus polluantes pour ensuite financer les projets redonnant vie à notre planète. Si j’étais ministre de l’écologie, j’essayerais tout simplement d’appliquer ce que mon président avait promis lors des élections, ce serait déjà pas mal…

Mikael : Je ne sais pas si Superman en serait capable, ni même un ministre de l’écologie, mais je remonterai dans le temps pour faire les choses différemment, et montrerais qu’il est possible de consommer et produire de manière responsable, sans devoir faire trois fois le tour du globe.


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