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Rencontre avec Élodie, fondatrice de la marque Irné

18 décembre, 2018

Rencontre avec Élodie, fondatrice de la marque Irné

Rencontre avec Elodie, la fondatrice de la marque Irné : un vestiaire unisexe à l’allure streetwear minimaliste. Indifférente aux codes et aux tendances, la marque se concentre sur l’essentiel, le confort et la qualité pour des pièces sans genre, mais avec caractère.

Qu’est ce qui vous a donné l’idée de créer Irné ?

J’ai toujours aimé la création. J’ai fait un BTS design de mode (stylisme) et je suis venue travailler à Paris. J’ai ensuite voyagé et quand je suis rentrée, j’ai commencé à donner des cours dans des écoles d’art et de stylisme. C’était une expérience très gratifiante et intéressante mais la création me manquait. Je suivais les projets de nombreux élèves et je me disais toujours “et pourquoi pas moi ? “. C’était l’année de mes 30 ans, l’année où on fait le bilan. Je ne voulais pas avoir de regrets alors j’ai décidé de sauter le pas et de me lancer. J’ai gardé quelques cours pour financer le lancement d’Irné. Officiellement, j’ai commencé avec des accessoires en 2017 que j’ai étendu aux vêtements en 2018.

Quelle est votre mission à travers Irné ?

Ma mission avec Irné est d’éduquer les gens aux nouveaux modes de consommation et à la mode éthique, de partager le savoir-faire français et de les convaincre de revenir à une consommation plus locale.

Avec une marque unisexe comme Irné, je souhaite aussi promouvoir l’ouverture d’esprit. Il est important de ne pas mettre les gens dans des cases, notamment pour le genre.

Je veux également montrer qu’il est possible d’avoir une mode éco-responsable et cool à la fois !

En quoi êtes vous responsable aujourd’hui ?

Je produis mes collections dans une démarche zéro déchets. Je privilégie le déstockage pour trouver mes matières. J’essaye de limiter au maximum mes déchets textiles, je récupère les chutes du prêt à porter pour créer mes accessoires, et j’utilise les restes des accessoires pour faire de l’art textile.

Quel est le processus de fabrication des produits Irné ?

J’ai un univers assez précis et marqué. Je réalise des essais sur toile et des patronages. Je fais tout moi-même dans mon atelier à Paris, le stylisme, le modélisme et ensuite le montage.

Je source mes matières à Paris. Mes vêtements sont 100% made in France. L’architecture, l’art, la rue, la culture africaine et asiatique m’inspire.

Quel est le trait de caractère propre aux produits Irné ?

C’est une marque qui s’attache à la personnalité des gens. Mes pièces sont minimalistes dans la coupe. Ce sont des vêtements qu’on s’approprie qui privilégient le confort et qui sont fonctionnels avant tout. Ce sont des vêtements dans lesquels on est libre et en confiance ! 

Votre marque en 3 mots ?

Unisexe, streetwear, minimaliste.

Si votre marque était une ville, ce serait quoi ?

Black Rock city. C’est dans le désert du Nevada, c’est une ville éphémère, là où se passe le burning man. C’est un endroit bouillonnant artisitquement. Le premier pilier de Burning Man c’est “Leave no trace” (sans laisser de trace). J’aime cet état d’esprit, ce mélange de richesse artistique, de liberté et de respect de l’environnement.

Si votre marque était une musique, quelle serait-elle ?  

Liberated de Dej Loaf. Le titre est intéréssant. C’est une artiste et une femme noire engagée, elle a un côté très street/hip hop. J’aime la rythmique de cette chanson. Je peux l’écouter à n’importe quel moment de la journée.

Quel est votre produit favoris, celui dont vous ne vous séparez jamais ?

J’adore la veste en néoprène bleu roi. Elle est très fonctionnelle, simple et efficace. Le bleu c’est ma couleur. C’est le modèle phare de la collection. Il y a un pli dans la couture de l’épaule, ça donne un peu de volume et elle donne de la prestance, de la carrure et un petit côté “powerful”.

Quels sont vos projets à venir ?

L’objectif de cette fin d’année est de trouver des points de vente physique et aussi un associé plus “business”. Je suis une créative et j’aimerais trouver quelqu’un qui m’aide à travailler sur la partie communication et marketing. J’aimerais également faire grandir tous mes engagements pour la collection 2019.

Comment voyez-vous Irné à long terme ?

Dans 10 ans, j’imagine quelque chose d’assez simple, à taille humaine. J’aimerais avoir mon petit atelier et gagner assez d’argent pour en distribuer à différentes associations.  J’espère pouvoir rester en made In France et avoir des distributeurs qui me ressemblent et qui portent mes valeurs. Je ne suis pas carriériste, je veux juste qu’Irné fonctionne correctement pour me faire vivre et aider les autres.

3 bonnes adresses responsables à partager ?

La Réserve des Arts à Paris, c’est une association qui récupère des rebuts et des chutes de matériaux dans les entreprises pour ensuite les revendre et permettre leur réemploi pour la création. J’utilise aussi régulièrement les applications Too Good To Go (pour éviter le gaspillage alimentaire) et Geev (pour donner ses produits au lieu de les jeter).

Qu’est ce que tu fais au quotidien pour être responsable ?

Je déteste le gâchis, j’utilise tout jusqu’à la fin. Je suis encore à l’Ipone 5 (rires).

J’essaye au maximum d’acheter des produits naturels, je fais le tri, je n’ai pas de voiture. Je récupère au maximum, nourriture et objets. Je consomme peu. Mon voisin a un vélo avec une pancarte où c’est marqué “n’achetez plus, devenez riche”, je passe tous les jours devant et ça me fait rire !

Si demain vous étiez une super woman ou le ministre de l’écologie, que feriez-vous ?

Je ferais arrêter le plastique. Je responsabiliserais d’avantage les gens sur leur déchets. Je ne comprends pas comment nos villes peuvent être aussi sales. Ca me met hors de moi de voir encore autant de monde jeter leur papier ou leur cigarette par terre.

J’aimerais aussi qu’on rentre dans une économie plus circulaire, qu’on exploite les matières premières de manière plus raisonnable. L’être humain est un caméléon, quand on a beaucoup, on utilise beaucoup. Quand on a peu de chose et bien on fait avec et on s’adaptera à consommer moins. On peut s’adapter à tout donc je pense qu’il faudrait être plus ferme !


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