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Rencontre avec Fiona et Gabriel, fondateurs de My Holy

05 mars, 2019

Rencontre avec Fiona et Gabriel, fondateurs de My Holy

Cette semaine nous avons rencontré Fiona et Gabriel, les deux fondateurs de My Holy, une marque de protections hygiéniques bio et saines. Audacieux, téméraires, ils bousculent les lignes et lèvent les tabous autour des règles. A l’occasion de la journée de la femme, nous les mettons à l’honneur.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours avant de créer My Holy ?

Gabriel : Je suis diplômé d’une école de commerce avec un master en finance. J’ai commencé par travailler en banque à Londres, ensuite j’ai suivi le programme Lion chez The Family puis j’ai été freelance chez Numa en tant que Growth Hacker. A la suite de ça, j’ai fait Le Wagon, une formation de 9 semaines pour apprendre à coder, où j’ai rencontré Fiona.

Fiona : J’ai aussi fait une école de commerce puis deux ans de conseil en stratégie. J’ai quitté ce job car je cherchais du sens, du concret et de la créativité. Je me suis inscrite au Wagon, avant d’avoir l’idée de My Holy, et quelques mois après j’ai embarqué Gabriel dans ce projet. On s’est laissé l’été pour creuser le concept et valider notre association. On a réfléchi à l’identité de marque qu’on souhaitait construire en se demandant ce qui nous ressemblait et ce que moi j’aimerais acheter. On a démarré avec 20 000€, ce qui représentait un vrai défi pour financer à la fois la première production, la création de la charte graphique, le développement du site, etc. Beaucoup ont essayé de nous décourager en nous disant qu’on y arriverait jamais !

Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de créer My Holy ?

Fiona : En lisant la presse entrepreneuriale j’ai découvert Lola, une entreprise de tampons par abonnement qui cartonnait aux Etats-Unis. Je pensais que ça existait en France mais je n’ai rien trouvé. Au départ, je voulais juste être cliente en tant que femme. Du coup je l’ai fait !

Gabriel : Je me suis lancé parce qu’il y avait une réelle opportunité de marché, une vraie complémentarité professionnelle avec Fiona et un projet qui allait dans le bon sens. 

Qu’est-ce que vous aimez le plus l’un chez l’autre ?

Fiona : Il est bienveillant, organisé et rigoureux. C’est un bon gestionnaire et il contrebalance vraiment mon fonctionnement à l’instinct. On est devenu ami avant de travailler ensemble, on peut se parler, se dire les choses sans ego. On se respecte suffisamment pour qu’il n’y ait pas de non-dit mais que nos échanges restent constructifs. On sait que l’autre aura l’intelligence de se remettre en question même quand ça ne fait pas plaisir à entendre !

Gabriel : J’aime son franc parler, son caractère, son côté intransigeant, sa détermination et son introspection. Elle est très têtue mais elle sait reconnaitre quand elle a tort. Fiona est naturelle et honnête, c’est agréable de travailler avec elle.

Quelle est votre mission à travers My Holy ? 

Proposer des solutions d’hygiène intime saines pour les femmes et rendre accessible la qualité au plus grand nombre. C’est ce qu’on a essayé de faire avec notre offre par abonnement de 16 tampons en coton bio livrés directement dans votre boîte aux lettres pour 5€ par mois. On a conscience que ça reste un budget important pour certaines femmes alors qu’il s’agit d’un produit de première nécessité. C’est ce constat qui a motivé la mise en place du programme solidaire de redistribution « One for One » en faveur de celles qui sont dans le besoin et notre engagement concret dans le combat pour la prise en charge des protections féminines.

On aura réussi le jour où My Holy incarnera une voix qui permettra de fédérer une communauté autour de convictions fortes, en faveur d’une société plus inclusive. En revanche, nous n’avons pas vocation à être une marque consensuelle qui plaît à tout le monde car nous avons un parti pris tranché qui peut déranger. Par exemple, on a reçu de nombreux avis et commentaires négatifs suite à la diffusion du spot vidéo. C’est une démarche complètement assumée : de notre point de vue c’est un très bon signal, la preuve qu’on pose les bonnes questions et qu’on touche du doigt quelque chose qui fait avancer. En tout cas, on pense susciter un débat sain.

Quel est le message derrière vos produits ?

You’re just a girlhero : vous êtes une héroïne du quotidien !

Quelle est le trait de caractère de vos produits ?

C’est sain, c’est simple et c’est cool !

En quoi êtes-vous éco-responsable aujourd’hui ?

Nous sommes très exigeants quant à la naturalité du produit : nous ne laissons rien au hasard quant aux matières premières et sélectionnons pour cela des fabricants irréprochables. Afin de s’assurer que nos tampons sont bien 100% coton bio, nous faisons d’ailleurs tester chaque lot par Eurofins, un laboratoire indépendant, en complément et confirmation des analyses envoyées par notre usine partenaire. Nous essayons par ailleurs, dans la mesure du possible, d’être responsables jusqu’au packaging. C’est la raison pour laquelle nous avons imaginé une concept plus durable, une boîte en carton recyclable et réutilisable à remplir avec le format recharge. Nous sommes également en train de développer une gamme complète pour offrir aux femmes le choix entre des protections jetables et lavables. Simplement, on n’est personne pour dire aux femmes ce qui est mieux pour elles, on ne porte sincèrement aucun jugement, et notre mission n’est pas radicale de ce point de vue-là. On ne met pas la pression, on ne culpabilise pas, on ne stigmatise pas : on préfère donner envie d’essayer d’autres alternatives et de faire toujours mieux pour son corps et pour l’environnement. Parfois, on nous reproche de faire du marketing mais si ça permet de rendre les produits plus désirables et de contribuer à faire évoluer les pratiques alors tant mieux !

Quel est le processus de fabrication des produits My Holy ?

Le coton biologique provient des régions - la Turquie, l’Inde et le Pakistan - qui cultivent cette matière première dans le respect du label GOTS, le référentiel mondial. Les produits sont ensuite fabriqués en Espagne par Cohitech, notre usine partenaire régulièrement auditée, et ensuite testés à notre demande par le laboratoire Eurofins. Nos tampons sont ainsi garantis 100% coton bio. Et pour plus de sécurité, le coeur absorbant est enveloppé dans un voile protecteur en tissu hypoallergénique pour éviter que les fibres adhèrent aux muqueuses lors du retrait.

Appartenez-vous à des labels en particulier ? 

Oui, notre fournisseur de tampons en coton bio est labellisé GOTS. En parallèle, nous allons entamer le processus d’audit auprès d’Ecocert pour que My Holy soit certifiée en propre mais c’est très coûteux et jusqu’à présent nous avons privilégié une garantie sur chaque lot en faisant analyser la composition de tous les stocks par Eurofins.

Si votre marque était une ville, quelle serait-elle ?

Stockholm et plus généralement la Suède : sa relation avec la nature, son attrait pour la modernité et son goût de la transparence.

Si votre marque était une musique, quelle serait-elle ?

Reality de Richard Sanderson, la bande originale de La Boum. Ecoutez les paroles, it’s like introducing My Holy ;)

« Met you by surprise,
I didn't realize
that my life would change forever
Saw you standing there,
I didn't know I cared
there was something special in the air »

Le jour où vous avez eu la plus grande joie ?  

Lorsque qu’on a gagné le concours de pitch organisé pour les 1 an de Station F en juin dernier ! Nous étions 30 startups en compétition, 2 minutes pour convaincre et 30 000€ à gagner. Ce prix a été déterminant pour la suite de l’aventure et nous a notamment permis de réaliser le spot vidéo dont on est très fier.

Votre plus grand projet à venir pour My Holy ?

Le lancement de la culotte !

Et à court/moyen terme ?

Le principal enjeu à court terme c’est de développer une gamme complète d’hygiène intime. A long terme, on pense notamment à d’autres verticales dans le bien-être.

Quel est votre souhait pour les femmes ? 

Qu’elles osent dire non, stop, c’est mon tour maintenant ! Qu’elles s’affranchissent des diktats de la beauté, du patriarcat et du système tout entier. C’est une question d’amour propre, d’estime et d’attitude : les femmes doivent se réapproprier leur corps, leur image et leur ambition. Ça leur donnera confiance pour s’autoriser à sortir de leur zone de confort, à prendre des risques et à se réaliser en tant qu’individu sans se demander si elles en sont capables ou si leur rôle d’épouse, de mère ou de femme au foyer va en pâtir. Mais c’est là aussi que les hommes ont une responsabilité immense et il faut les impliquer davantage. 

3 bonnes adresses éco-responsables à partager ?

  • Les fermes inspirées de la permaculture – la première était en Tourraine - et financées par Fermes d’avenir, l’association créée par Maxime de Rostolan en 2014.
  • L’Atelier Singulier, un lieu caché dans le 9e arrondissement de Paris qui donne envie de tout quitter pour apprendre à faire quelque chose de ses mains.
  • Le studio Patine, une nouvelle marque de mode fournisseur officiel de beaux et bons habits pour votre dressing : des essentiels prêt-à-reporter longtemps. 

Que faites-vous au quotidien pour être responsable ?

Fiona : J’évolue vers un mode de vie plus minimaliste. J’ai fait un gros tri dans mon armoire, et le point positif quand on se lance dans l’entrepreneuriat c’est qu’on plus les moyens de faire du shopping ;) Sinon, je me suis mise au compostage grâce à une initiative de la mairie du 12ème arrondissement de Paris qui a distribué des petits bacs pour une opération pilote. Je m’intéresse aussi de plus en plus à la cosmétique solide mais j’avoue que je ne suis pas encore prête à devenir vegan !

Gabriel : Je trouve ça très cool de travailler pour une cause féministe. Avec My Holy, on met un coup de pied dans la fourmilière. En tant que mec c’est un message fort que de parler des règles sans tabou et si je peux montrer l’exemple alors disons c’est une manière gratifiante d’avoir un impact.

Une folle envie pour notre planète : si demain vous étiez une super woman ou le ministre de l’écologie, que feriez-vous ?

Gabriel : Interdire l’agriculture chimique intensive car l’agriculture peut encore résoudre les maux qu’elle a contribué à développer.

Fiona : Si j’avais une baguette magique, je crois que je nettoierais avant tout les océans et les fonds marins, c’est un désastre pour la biodiversité et on sous-estime largement les déséquilibres en cascade que provoque l’extinction accélérée des espèces menacées par la pollution et le réchauffement climatique.

Si vous avez aimé l'interview des deux créateurs et leur vision pour les femmes d'aujourd'hui, vous pouvez découvrir les tampons bio de My Holy ici


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