LIVRAISON OFFERTE À PARTIR DE 50€ D'ACHAT - EN RAISON DU CORONAVIRUS, UNE MAJORITÉ DES LIVRAISONS SE FERA POST CONFINEMENT

0

Votre panier est vide

Rencontre avec Gaétan, fondateur de Pachamama

21 mai, 2019

Rencontre avec Gaétan, fondateur de Pachamama

Cette semaine nous avons rencontré Gaétan, un des fondateurs de Pachamama. En couple avec Juliette, c’est lors d’un voyage autour du monde qu’ils ont découvert l’artisanat bolivien. Aujourd’hui ils proposent des sacs à dos aussi pratique qu’élégant, fabriqués de manière éthique et artisanalement en Bolivie.

Racontez-nous votre parcours avant Pachamama ? Comment vous-vous êtes rencontrés ?

Nous avons tous les deux fait une école de commerce. J’étais à l’EDHEC à Lille et Juliette était à l’ICN à Nancy. Puis, nous sommes tous les deux partis travailler à Bruxelles et c’est là que nous nous sommes rencontrés. Juliette faisait un VIE en Ressource Humaine et moi je travaillais en tant que business developper.

Deux ans plus tard, notre expérience belge touchait à sa fin et nous avions tous les deux envies d’une nouvelle expérience. Juliette avait très envie de partir voyager et c’est dans ce contexte qu’est née l’idée de faire un tour du monde. Nous sommes partis pendant 8 mois au cours desquels nous avons visité l’Amérique Latine et l’Asie. C’est au cours de ce voyage que nous avons découvert l’artisanat bolivien pour lequel nous avons eu un gros coup de cœur.

De retour en France en septembre 2017, l’idée de recommencer un travail classique en tant que salarié me séduisait moyennement. Par ailleurs, j’ai toujours été intéressé par l’entreprenariat. Ainsi, j’ai commencé à réfléchir à ce qui m’inspirait vraiment et à ce que j’avais envie de faire après ce voyage. L’idée du projet Pachamama est né à ce moment-là : fabriquer des sacs à dos élégants et pratiques, inspirés de l’artisanat bolivien.

Juliette a de son côté repris un emploi et elle travaille à mi-temps sur la marque. Notre souhait est de développer Pachamama pour que l’on puisse un jour travailler tous les deux à 100% dessus.

Quand a été créé la marque ?

Tout s’est enchainé très vite ! J’ai commencé à en parler autour de moi mais les avis étaient mitigés, plusieurs personnes de mon entourage n’y croyaient pas trop et pensaient utopiste le fait de vouloir créer une marque de mode. Mais j’avais l’intuition qu’il y avait un potentiel intéressant !

J’ai donc commencé à dessiner des modèles au crayon à papier puis un designer m’a aidé à les formaliser sur ordinateur. En janvier 2018, je suis reparti en Bolivie avec mes dessins dans le but de rencontrer des artisans et réaliser les premiers prototypes. Après une trentaine de rencontres infructueuses, j’ai finalement rencontré un artisan très doué avec qui nous nous sommes très bien entendus et qui a réalisé de superbes prototypes. En parallèle, nous nous sommes associés avec une coopérative labellisée WFTO (World Fair Trade Organisation).

A mon retour en France, j’avais 3 prototypes. Nous les avons montrés à nos proches, à nos familles et le verdict est tombé : les retours étaient très positifs ! Suite à tous ces retours nous avons décidé de lancer la marque via un crowdfunding sur Ulule en juin. Cela nous a permis de financer notre première production !

En quoi êtes-vous écoresponsable aujourd’hui ?

Nous travaillons en partenariat avec une coopérative labellisée WFTO. Cela nous permet de nous assurer que tous nos produits sont fabriqués équitablement. Nos réunions de travail sont tripartites : l’artisan, la coopérative et nous. Nous payons la coopérative et elle rémunère les artisans. En parallèle de cette rémunération, nous versons 15% supplémentaire pour chaque produit à la coopérative afin de financer leur fonctionnement et pour consolider une cagnotte destinée aux artisans en cas de maladie ou autres impossibilités de travailler.

Concernant l’aspect environnemental, notre cuir provient uniquement de peaux de vaches destinées à l’alimentation. Nous récupérons l’ensemble de la peau même les parties présentant des défauts. Cette démarche permet d’éviter la surproduction de cuir et donc de favoriser une consommation et une utilisation plus responsable de cette matière. Ainsi, nos cuirs ne sont pas toujours parfaits et nous l’assumons complètement. Le cuir est une matière noble utilisée depuis la nuit des temps, il faut simplement savoir l’utiliser à bon escient !

Quelle est votre mission à travers ce projet ?

Notre souhait est de développer des sacs à dos qui mettent en valeur l’artisanat bolivien et de faciliter la vie quotidienne des gens en leur offrant des sacs à dos élégants et fonctionnels.

Quel est le message derrière vos produits, que voulez-vous transmettre ?

Le message le plus évident c’est de promouvoir une mode durable. Nous souhaitons d’une part, mettre en place une production responsable avec les artisans et la coopérative et, d’autre part, offrir aux consommateurs des produits robustes qu’ils pourront utiliser de nombreuses années. Le deuxième message est de promouvoir un style de vie plus durable. Avec nos sacs à dos, nous voulons inciter les gens à davantage se balader et voyager ! Qu’ils profitent de la nature et des espaces qui s’offrent à eux.

Quel est le processus de fabrication des produits ?

Tout commence par les dessins des modèles. Nous avons généralement une idée assez précise des produits que nous souhaitons développer. La Bolivie, avec ses couleurs et son artisanat, est bien sûr une source d’inspiration. Ensuite, nous interrogeons nos consommateurs et nos proches pour le choix des couleurs et la taille des produits par exemple, afin de répondre vraiment à leur besoin. La co-création de produits avec notre communauté nous parait essentiel pour être au plus proche de leur désir et ainsi réaliser des produits utiles ! Enfin, nous échangeons beaucoup avec les artisans pour élaborer les prototypes et voir ce qu’il est possible de faire. Une fois satisfait, nous lançons la production.

Qu’est-ce que vous aimez le plus l’un chez l’autre ?

Gaétan : Nous avons toujours des échanges très constructifs. On arrive bien à dissocier le personnel du professionnel. On a des tâches et des univers bien spécifiques ce qui nous permet de ne pas nous marcher dessus et d’être efficace !

Juliette : la persévérance qu’il a dans le développement de la marque au quotidien !

C’est quoi votre marque en 3 mots ? 

Mode responsable, voyage et urbain.

Quel est le style de Pachamama ?

Nos sacs à dos sont un mix entre un esprit baroudeur et un style élégant. Nous voulons que ce soit pratique mais aussi esthétique ! Nous aimons l’idée que nos sacs puissent autant servir pour une balade en forêt que pour aller travailler.

Si Pachamama était une ville, quelle serait-elle ?

La Paz pour son origine et Paris pour son utilisation !

Si Pachamama était une musique, quelle serait-elle ?  

Home Edward Sharpe & The Magnetic Zeros - Home [2009] - YouTube

Quel est votre produit favori, celui dont vous ne vous séparez jamais ? 

En ce moment c’est le Gabi anthracite, il est compact et a des proportions idéales. Il se porte très bien avec toutes les couleurs.

Le jour où vous avez eu la plus grande joie ?  

C’était lors de l’évènement organisé pour le lancement du crowdfunding. Nous avions organisé une soirée dans un bar à Paris pour réunir nos proches. Et finalement, c’est presque 150 personnes, dont des gens que nous ne connaissions pas très bien, qui sont venus nous encourager. On a ainsi vu qu’il y avait un vrai engouement autour du projet, on travaillait dessus depuis 6 mois sans savoir comment il serait accueilli, c’était donc un grand bonheur et beaucoup d’émotions !

Quel est votre plus grand projet à venir ?

Le lancement des nouveaux produits : de la petite maroquinerie, un sac de voyage et de nouveaux coloris. On développe Pachamama petit à petit mais on est très fiers de nos nouveaux modèles. On va tester la précommande sur le sac de voyage afin de financer la production : ce sera une nouvelle manière de fonctionner pour nous.

Un conseil mode pour nos lecteurs ?

Acheter éthique, cela devrait être la base de nos garde-robes. Il y a de plus en plus de marques qui se lancent, qui font les choses différemment et qui proposent des produits magnifiques.

Trois bonnes adresses écoresponsables à partager ?

  • La recyclerie dans le 18ème : le concept est vraiment génial. Tout est bio, éthique et responsable. Ils ont leur potager etc. mais ils font aussi des évènements engagés.
  • La cantine Myrha, toujours dans le 18e. Ils promeuvent une nourriture à base de produit frais et d’origine locale. Leur slogan : une nourriture à la fois bonne pour le client, pour ceux qui la produisent, et pour la planète !
  • La boutique « Centre commercial », créée par les fondateurs de la marque Veja connu pour ses engagements responsables. La boutique repose sur des valeurs de transparence et d’éthique.

Que faites-vous au quotidien pour être responsable ?

Gaétan : J’ai une garde-robe assez succincte, je conserve très longtemps mes vêtements. Avant d’acheter je compare beaucoup, je suis un fervent défenseur du slow fashion. Je me déplace au maximum à pieds.
Juliette : J’apporte souvent des vêtements que je ne mets plus à des associations comme Emmaüs. J’y trouve également des vêtements de seconde main qui constituent ma garde-robe ! La mode est une industrie relativement polluante, il est donc important de favoriser ce genre d’écogestes et de participer à l’économie circulaire. 

Une folle envie pour notre planète : si demain vous étiez superman ou le ministre de l’écologie, que feriez-vous ?

J’aimerai que tous les produits puissent être produit dans des conditions décentes et qu’il y ait un réel contrôle au niveau mondial. Je pense avoir été très sensibilisé à ça avec Pachamama et il est nécessaire d’agir. Stopper la fast fashion et revenir à des modes de production plus raisonné dans des ateliers décents qui rémunèrent justement leurs travailleurs.

PACHAMAMA, nous créons pour embellir votre routine, nous créons pour vous faire voyager …


Laisser un commentaire

Les commentaires sont approuvés avant leur publication.

News à venir