LIVRAISON OFFERTE À PARTIR DE 50€ D'ACHAT - EN RAISON DU CORONAVIRUS, UNE MAJORITÉ DES LIVRAISONS SE FERA POST CONFINEMENT

0

Votre panier est vide

Rencontre avec Johann et la Martinique

12 novembre, 2018 1 Commentaire

Rencontre avec Johann et la Martinique

Johann est d’origine Martiniquaise. Il nous raconte son attachement à son île et comment il souhaite lier son projet professionnel à ses racines. Une histoire d’héritage, de partage et une philosophie de vie que nous sommes ravies de vous faire découvrir.

Raconte-nous ton premier jour, ce moment, ce déclic qui a engendré une prise de conscience, un nouveau départ et de nouvelles initiatives.

Novembre 2016. J'ai terminé mes études en septembre et je suis rentré 3 semaines en Martinique. Puis je suis revenu en France métropolitaine pour organiser le déménagement de ma mère qui partait s’installer définitivement en Martinique. Je l’ai accompagné et je suis resté. Je souhaitais réfléchir à mon projet professionnel. 
J’avais déjà vécu là-bas à deux reprises mais c’était la première fois que je revenais y vivre en tant qu’adulte. Je me suis beaucoup intéressé à tout l’héritage culturel et particulièrement au secteur des spiritueux et aux distilleries qui sont primordiaux pour l’économie locale. Le rhum est une longue histoire de douleur et de souffrance mais aujourd’hui cette industrie contribue réellement au développement de l’île. J’ai trouvé mon projet professionnel mais aussi une manière de rendre un peu à cette île qui m’a énormément apporté.

Qu’as-tu fait après ce premier jour ?

J’ai décidé de chercher du travail en Martinique dans des distilleries. Je n’ai pas trouvé, ce sont de petites PME et il y a peu de places. En général, il y a un directeur marketing et un directeur commercial (et c’est souvent la même personne !) et ils ne recherchaient pas à agrandir leurs équipes. Je me suis dit qu’il fallait que je commence par la base. En Novembre 2017, un an après, je suis en rentré en France métropolitaine et j’ai cherché du travail dans l’industrie des spiritueux.

Qu’est-ce qui a changé pour toi ?

J’ai beaucoup appris sur mon histoire. L’industrie du rhum est liée à l’industrie du sucre et à l’esclavage. Je me suis ré-approprié cette culture et je l’ai transformé en objectif de vie et en objectif professionnel. Tous les jours je pense à la Martinique. Je réfléchis à comment je pourrai à mon échelle contribuer à son développement.

Quels ont été les bienfaits apportés par ce déclic ?

Je suis en accord avec moi-même !
Je pense que c’est un des plus grands défis pour chacun que de savoir ce que l’on souhaite vraiment faire. J’ai fait des études très généralistes et j’ai repoussé le moment de choisir le plus longtemps possible. Finalement en me rapprochant de mes racines, j’ai réussi à trouver ce qui m’animait réellement.

La deuxième chose qui a changé c’est la volonté.  Si on se donne les moyens, on peut tout faire ! On peut avoir des échecs mais ce n’est pas grave. Un premier gros échec peut être compliqué à appréhender mais à terme c’est bénéfique.

Que fais-tu dans ton quotidien pour être responsable ?

Je pense que c’est quelque chose qu’il faut intégrer et que ça devienne automatique. J’ai toujours fait mes déplacements en transports en commun ou en vélo. Aujourd’hui je mange moins de viande. Quand je vois le nombre de litres d’eau et la pollution engendrée par les élevages, je n’ai plus envie d’en manger. Je suis plus raisonné dans ma consommation de manière globale : local notamment auprès de producteurs régionaux. Ça coûte un peu plus cher que les supermarchés mais c’est meilleur et j’en retire plus de satisfaction.

Aurais-tu quelques bonnes adresses ou bons plans responsables à nous partager ?

  • L’épicerie Roots dans le 11ème arrondissement : les produits viennent directement des producteurs et ce sont des produits de saison
  • La réserve des Initiés : ils cherchent à mettre en valeur le produit, ils prônent la fraîcheur, le bon, le local.

Quel conseil donneriez-vous aux personnes qui souhaitent agir aujourd’hui ?

Je trouve qu’on est trop dans la démonstration et pas assez dans l’action.
Il faut faire les choses de manière désintéressée. On fait ça pour nous, pour la planète, pour avoir un avenir. Tout le monde devrait le faire mais pas pour le montrer aux autres juste parce que c’est ce qu’il faut faire. 

Si demain tu étais Superman ou Président, que ferais-tu pour la planète ?

Je supprimerai toutes les réserves de pétrole et toutes les énergies fossiles.
Le monde serait obligé de s’adapter, de trouver d’autres solutions. C’est très radical mais au moins on aurait plus le choix. 

Pourquoi soutiens-tu Jours à Venir ?

Je vous soutiens parce que c’est en multipliant ce genre d’initiatives qu’on peut réellement avoir de l’impact. Plus les alternatives proposées seront convaincantes plus les gens seront prêts à changer leur mode de pensées et leur consommation. Il y a un dicton en créole qui dit : « Sé gren di riz ka plin sak », cela veut dire « Un grain de riz plus un grain de riz te donne ton sac de riz ». Jours à Venir c’est une goutte d’eau à l’échelle de la planète mais on avance dans le bon sens grâce à des initiatives comme celle-là.


1 Réponse

VIGENT
VIGENT

19 novembre, 2018

Un jeune homme très équilibré,attaché à ses racines ,qui ne les a pas oubliés pour pouvoir faire de belles choses dans sa vie professionnelle.Une belle découverte pour une jeunesse bien esseulée quelquefois.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont approuvés avant leur publication.

News à venir