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Rencontre avec Laurent, fondateur de Marlay Cosmetics

23 juillet, 2019

Rencontre avec Laurent, fondateur de Marlay Cosmetics

Cette semaine nous avons rencontré Laurent, co-gérant de Marlay Cosmetics. La marque offre une gamme de soins pour les pieds et les mains à base de chélidoine, une plante réputée pour ses propriétés dermatologiques. Il nous parle de son parcours, de l’histoire de la marque ainsi que des vertus de ses produits.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours avant la marque ?

Après mon bac je n’ai pas poursuivi mes études et j’ai décidé de voyager. J’ai évolué dans des métiers de service et de restauration à l’étranger. A 24 ans, je suis revenu en France rejoindre ma mère qui est tombée malade. Elle avait créé la marque Marlay et assurait la gestion des salons et des équipes mais cette charge devenait difficile pour elle à assurer. J’ai donc pris le relais dans les salons parisiens et je me suis peu à peu pris au jeu. J’allais de plus en plus tôt sur les salons et j’appréciais le contact client. Au cours des démonstrations j’ai réalisé l’efficacité du produit phare de la marque : la lotion à la chélidoine. Entre parallèle j’ai créé une marque qui m’a permis de financer de nouveaux voyages. Au bout d’un moment, j’ai décidé de me poser en France et c’est à cette période que ma mère a décidé d’arrêter son activité. Naturellement j’ai repris la marque !

Quand a été créée la marque ? Quelle est l’histoire de Marlay ?

La marque a été créée en 1989. Ma mère travaillait dans l’administratif à l’époque. Lorsqu’elle s’est séparée de mon père, elle a eu une période de transition où elle cherchait une nouvelle activité professionnelle. Elle avait depuis toujours une passion pour les plantes et avec l’aide de son frère, elle a commencé à démarcher des laboratoires pour élaborer des formules naturelles. Depuis notre enfance, elle utilisait la chélidoine pour soigner nos verrues. En procédant ainsi elle a remarqué que cette plante traitait en même temps la peau morte. Quand elle a commencé à formuler des cosmétiques à base de chélidoine, l’obstacle majeur était d’enlever l’aspect caustique de cette plante qui est agressif pour la peau. C’est à ce moment-là que l’idée de créer une lotion est venue, ainsi la plante est diluée et cela permet d’en conserver uniquement les vertus. Après un an de travail, elle avait son premier produit qu’elle a fait tester à son entourage. Elle s’est inscrite au concours Lépine qui lui a valu la médaille d’honneur en 1990, cela a marqué le début de l’aventure !

Qu’est-ce qui vous a donné envie de reprendre cette entreprise ?

Le hasard principalement ! La cosmétique m’intéressait peu car je percevais ce milieu comme exclusivement féminin. Mais j’ai dépassé cet à priori dès que j’ai commencé à travailler dans les salons. Le fait de convaincre de l’utilisation de ce produit m’a beaucoup plu, je me suis découvert commercial ! Par la suite, je me suis associé avec ma compagne, Maïa, pour diversifier la gamme. Nous avons travaillé sur les certifications, les packagings et les partenaires. Nous voulions nous faire une place dans le marché du bio qui est en essor fulgurant. Nous restons une petite marque familiale de fabrication française et ne recevons aucun investissement mais il était nécessaire de structurer la marque pour la développer.

Quel est le message derrière vos produits, que voulez-vous transmettre ?

Nous voulons montrer que des soins efficaces, naturels et durables sont possibles. Les pieds sont un complexe pour beaucoup de personnes, qui n’osent pas les montrer. Les techniques couramment utilisées comme les râpes ou les lames sont néfastes, en effet elles ne durent qu’un temps et les cors se reforment encore plus durs à l’issu des soins. Nous proposons une solution économique pour traiter ces problèmes en douceur. C’est aussi un éveil de conscience que nous essayons de diffuser.

En quoi êtes-vous écoresponsable aujourd’hui ?

Nous travaillons avec un laboratoire en province qui est certifié bio. Nous produisons en France et la plupart du temps, tous les ingrédients proviennent de France. Nos produits sont vegan et cruelty free.

C’est quoi votre marque en 3 mots ?

Transmission, bienveillance et alternatif.

Le jour où vous avez eu la plus grande joie ? 

Sans aucun doute, le jour on nous avons reçu le trophée Cosmébio. Une fois nos formules retravaillés et certifiées bio, nous avons décidé de les présenter pour ce prix. Nous avons reçu le trophée dès la première année, nous ne nous y attendions pas du tout ! Les candidats se comptent par centaines et c’était un honneur pour nous d’obtenir cette reconnaissance. Il s’agissait aussi d’une manière de prouver la valeur du produit et son potentiel.

Qu’est ce vous imaginez pour Marlay à moyen terme ?

Nous avançons pas à pas en essayant d’enrichir la gamme. Trois produits sont d’ailleurs en cours de fabrication. Nous voulons aussi adresser une clientèle internationale. La demande dans les pays chauds est importante, les pieds sont exposés plus souvent.
En parallèle nous cherchons à renforcer le marché français.  

Un conseil beauté pour nos lecteurs ?

Ne pas faire de soins agressifs pour les pieds, préserver au maximum la peau en privilégiant des alternatives naturelles et douces.

Que faites-vous au quotidien pour être responsable ?

Au quotidien je fais des gestes plutôt classiques comme trier mes déchets, ne pas prendre la voiture pour les petits trajets et consommer des produits bio.

J’essaie de transmettre ce mode de vie à mes enfants, c’est aujourd’hui plus facile d’accéder au bio qui devient plus abordable.

Une folle envie pour notre planète : si demain vous étiez le ministre de l’écologie, que feriez-vous ?

Ma première mesure serait d’instaurer un cours d’écologie à l’école, comme une matière qui pourrait déboucher sur des métiers d’avenir. Cela permettrait de former les esprits et d’éveiller les consciences sur la situation concrète de la planète. Les élèves étudieraient les problèmes et réfléchiraient sur des solutions concrètes.

Cette conscience responsable, d’où ca vous vient ?

Je me suis toujours intéressé à l’écologie. Je viens d’une génération où l’on nous a beaucoup mentit sur le sujet. L’exemple qui me vient spontanément est celui concernant les nuages radioactifs issus de Tchernobyl qui “ne dépasseraient pas les frontières” ce qui aujourd’hui semble absurde. La nouvelle génération évolue avec un niveau de conscience bien différent de celui de nos parents. Ils ont les moyens de rattraper les erreurs commises par les générations précédentes !


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