PENDANT LE CORONAVIRUS : LIVRAISONS OFFERTES MAIS RETARDS À PRÉVOIR 

0

Votre panier est vide

Rencontre avec Léa, Fondatrice des SAUVAGEONNES

13 novembre, 2018

Rencontre avec Léa, Fondatrice des SAUVAGEONNES

Nous avons rencontré Léa Schaffhauser, fondatrice des Sauvageonnes, qui nous raconte comment elle a fondé sa marque de mode éthique pour les femmes libres et engagées !

Quel a été ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?

J’ai fait une école de mode, l’Atelier Chardon Savard. J’avais envie de créer ma marque depuis toute petite. J’ai eu le déclic à 8 ans, je regardais un reportage sur les coulisses de la haute couture et j’étais émerveillée. Dès que j’ai eu l’âge d’utiliser la machine à coudre de ma mère, j’ai sauté sur l’occasion. J’étais passionnée par la création et de voir mes idées prendre forme grâce à la couture. J’ai d’abord voulu être costumière puis mon projet s’est affiné pendant l’école. J’ai préféré me tourner vers le prêt-à-porter pour voir mes vêtements portés au quotidien.

Comment est né le projet Les Sauvageonnes ?

Quand j’étais petite, ma mère me disait toujours que j’avais l’air d’une sauvageonne à cause de mes cheveux en bataille. J’ai gardé ce surnom et j’adore ce qu’il évoque : le côté insouciant, spontané des femmes qui n’ont rien perdu de l’espièglerie et de la spontanéité de l’enfance.

Apres mes études, j'ai fait un stage de fin études chez Courrèges pour les licences japonaises. Mes missions étaient très polyvalentes car nous étions une petite équipe. J’ai adoré avoir cette liberté et je me suis dit que j’apprécierais d’avantage si je le faisais pour moi ! Je me suis lancée après le stage, j’ai pris le temps de réfléchir, le temps aussi d’avoir le courage de sauter le pas ! En parallèle, j’ai pris des cours d’entreprenariat avec la mairie de Paris pour me former sur les problématiques business.

Quelle est ton ambition à travers ce projet ?

J’aimerais sensibiliser les personnes à la mode éthique et à la mode propre. Je suis sensible au respect de l’environnement. Le côté fast fashion de la mode me déplaît, le fait de multiplier les collections à outrance et de ne pas mesurer les conséquences. Je voulais rendre la mode éthique abordable et montrer que le made in France peut être une alternative accessible. L’ambition est de pouvoir habiller toutes les femmes et de sensibiliser le plus de femmes possible !

Quel est le message derrière tes produits ?

Eviter la sur-consommation. Montrer que les belles choses peuvent être simples et bien faites. On me reproche parfois que mes vêtements sont trop simples mais pour moi ce sont ceux qu’on garde dans le temps, des intemporels, qu’on associe avec d’autres pièces plus exubérantes.

En quoi es-tu responsable aujourd’hui ?

Toutes mes pièces sont fabriquées à Paris, il était important pour moi que la production reste locale. Je choisis également des matières éthiques, je favorise le coton bio (mon fournisseur a le label GOTS) ou j’utilise les surplus de maison de couture. 

Quel est le style des Sauvageonnes ?

Ce sont des vêtements intemporels, épurés et dans l’air du temps. Je les veux simples pour qu’ils puissent s’associer avec le plus d’accessoires possibles. Des vêtements qui durent, qui ne suivent pas forcément les tendances et qui ne sont pas jetés à la poubelle après une saison !

Qui est la femme Les Sauvageonnes ?

Spontanée, engagée et libre. Tous les âges, toutes les femmes. C’est dans l’état d’esprit plus que dans l’âge.

Quelles sont les valeurs des Sauvageonnes ?

Une attention particulière portée à l'environnement et aux autres. Les valeurs de la femme engagée en somme, qui s’assume.

Si ta marque était une ville, ce serait quoi ?

Paris car je vis ici mais j’aime beaucoup voyager avec mes vêtements. Quand j'imagine mes vêtements, je les projète aux quatre coins de la France, je les imagine en voyage avec les françaises.

Si ta marque était une icône, qui serait-elle ?

Je ne suis pas fixée sur une femme en particulier. Toutes les femmes sont mes icônes, ce sont mes amies, mes consommatrices, tout le monde !  

Quel est ton produit favoris, celui dont tu ne te sépares jamais ?

La veste Edgar noire, c’est ma préférée, je peux la mettre avec tout, tout style de vêtements, en toutes saisons. C’est la touche sympa de mon look.

Le jour où tu as eu la plus grande joie ?

Il y en a eu beaucoup !  Un moment assez fort, c’était à l’Atelier Meraki pour ma vente de Noël l’année dernière. J’avais fait deux manteaux, lorsque le premier s’est vendu j’étais aux anges car je me suis rendue compte que mes pièces plaisaient vraiment et que les personnes étaient prêtes à mettre de l’argent pour une pièce unique comme celle-ci.

Ton plus grand projet à venir ?

Je travaille actuellement sur l’illustration. Je repense l’univers de ma marque autour de l’illustration. J’adore peindre donc j’aimerais peut être en proposer à la vente en parallèle, mais toujours dans mon univers. Je cherche aussi ma boutique atelier où je pourrais accueillir mes clientes.

Un conseil pour nos lecteurs ?

Réfléchir avant d’acheter pour pouvoir vraiment se projeter dans le vêtement. Sinon il y a de fortes chances que ça finisse au placard et qu'il ne soit jamais porté. Moins consommer mais mieux consommer.

Qu’est ce que tu fais au quotidien pour être responsable ?

Je fais très attention à l’utilisation de l’eau. J’utilise uniquement du papier recyclé pour mes emballages et même dans mon quotidien. Je trie évidemment mes déchets et je consomme beaucoup moins de vêtements, uniquement des pièces intemporelles qui durent dans le temps.

Si demain tu étais une super woman ou la ministre de l’écologie, que ferais-tu ? 

J’interdirais tous les pesticides, tout ce qui pollue la santé. Je mettrais en valeur les acteurs de l’écologie, tous ceux qui se battent dans le milieu. Je ferais passer le plus de messages positifs et je favoriserais d'avantage la réinsertion sociale.

 

 

 

 

 

 

 

 


Laisser un commentaire

Les commentaires sont approuvés avant leur publication.

News à venir