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Rencontre avec Léo et Louise, fondateurs de Trésor d'Olive

18 juin, 2019

Rencontre avec Léo et Louise, fondateurs de Trésor d'Olive

Nous avons rencontré Léo et Louise, binôme dans la vie et au travail. Ils ont lancé Trésor d’Olive, une marque d’huiles d’olives qui promeut les savoir-faire français. Leurs huiles de caractère sont exceptionnelles et nous racontent une histoire vieille de centaines d’années.

Pouvez-vous nous raconter vos parcours respectifs avant Trésor d’Olive ?

Léo : J’ai fait une école de commerce et je voulais me lancer dans l’entreprenariat sans savoir spécifiquement vers quoi me diriger. Mes parents sont propriétaires d’un moulin à huile d’olive et j’ai toujours eu un attrait pour la cuisine. Après mes études je suis partie à Los Angeles et j’ai travaillé au Pain Quotidien. En rentrant en France, j’ai rencontré Louise chez Staff Match où j’étais le premier commercial en CDI. Au bout d’un an et demi je suis parti pour créer Trésor d’olive. Au début, on ne s’entendait pas du tout avec Louise, on a appris à travailler ensemble, à s’apprécier au fur et à mesure. Quand j’ai décidé de partir de Paris pour le sud de la France, je lui ai proposé de venir travailler sur le projet et elle ne l’a jamais quitté !

Louise : Après une classe préparatoire littéraire, je suis partie en école de commerce. C’est lors de mes échanges en Afrique du Sud et à Hong Kong que s’est développée mon envie d’entreprendre. À mon retour à Paris, j’ai rejoint une start-up dans laquelle j’ai rencontré Léo. Un an plus tard, il me proposait de le rejoindre dans le sud pour travailler sur le projet Trésor d’Olive. Je n’ai pas réfléchi une seconde et quelques semaines plus tard, j’emménageais en Provence !

Quand a été créée la marque ?

Léo : Mes parents sont producteurs d’huiles d’olive depuis l’an 2000 et ma famille a un moulin depuis 2014. Leurs huiles sont régulièrement primées dans des concours nationaux et elles sont utilisées à l’Élysée ! Elles sont vendues exclusivement au moulin. En 2017, mon père avait fait les vendanges de Montmartre et il a rencontré un potentiel importateur chinois. Il est venu déguster les huiles tous les jours et il a demandé à mon père de tester le marché chinois avec… 100 000 litres, soit trois fois la production de notre moulin ! A ce moment-là je me suis dit qu’en France on avait un vrai savoir-faire qui était trop peu mis en avant. 

Qu’est-ce que vous aimez le plus l’un chez l’autre ?

Léo : Elle a un vrai talent pour rendre les choses belles.

Louise : Il sait trouver des solutions à absolument n’importe quel problème.

Quelle est votre mission à travers ce projet ?

Nous souhaitons faire découvrir l’huile d’olive française aux Français. Historiquement, la France était un très gros producteur d’huile d’olive, et cela s’est perdu avec le temps. On concentre 10% des variétés d’oliviers dans le monde pour 0,2% de la production mondiale. On produit seulement 5% de ce que l'on consomme en France.

Quel est le message derrière vos produits, que voulez-vous transmettre ?

Manger bien, manger bon et manger français dans la mesure du possible !

Quelle est le trait de caractère propre à vos produits ?

Nous proposons les trois fruités traditionnels français qui sont les produits de trois techniques bien distinctes de travailler l’olive : le fruité vert, le fruité mûr et le fruité « à l’ancienne ». La France jouit d’un savoir-faire unique que nous cherchons à faire découvrir aux consommateurs. En particulier avec notre fruité « à l’ancienne » puisque nous sommes le seul pays au monde à le produire.

En quoi êtes-vous écoresponsables aujourd’hui ?  

On maitrise la production de A à Z : de la culture des oliviers à la mise en bouteille. On travaille le bio sur nos parcelles et en circuit court : tout est cultivé et produit dans un rayon de quelques kilomètres. On rachète des olives à des rapporteurs pour les presser au moulin, ils habitent tous à moins de 30 minutes de voiture.

Quel est le processus de fabrication des produits ?

Pour un fruité vert par exemple, ce sont des olives qu’on ramasse tôt dans la saison quand sont bien vertes (mi-octobre). Le but c’est de les amener à la presse le plus vite possible afin qu’elles ne perdent pas de phénols. On les passe dans une machine pour enlever les feuilles, la terre et les pierres. Après on passe la chair et les noyaux au broyeur, on obtient une pâte qu’on envoie dans le malaxeur (une grosse cocote minute à froid). On va chauffer très légèrement, à 20°, et on va faire sortir l’huile de la pâte. Ensuite on envoie ce mélange de pâte et d’huile dans le décanteur. C’est une espèce d’essoreuse à salade géante. En fonction de la densité de chaque élément, on sépare tous les éléments pour ne garder que l’huile qu’on filtre par la suite.

Appartenez-vous à des labels en particulier ?

Huile d’olive de France et les labels bios pour les huiles du moulin !

Pouvez-vous définir Trésor d’olive en 3 mots ?

Provence, excellence et partage.

Si Trésor d’olive était une ville, quelle serait-elle ?

Aix en Provence.

Si Trésor d’olive était une musique, quelle serait-elle ?

Bohemian Rapsody : on y retrouve plusieurs genres très différents dans une seule chanson. Chez Trésor d’Olive, avec une même olive, on peut faire trois produits extrêmement différents ! 

Quel est votre produit favori, celui que vous utilisez le plus ?

Léo : Le fruité vert, c’est la meilleure huile pour la santé et ses arômes sont très puissants.

Louise : Le fruité vert également ! C’est notre huile La Française Intense, on en verse un filet sur absolument tous nos plats.

Le jour où vous avez eu la plus grande joie ?  

Lorsque nous avons reçu la toute première commande d’une personne qui nous était inconnue sur notre site ! 

Quel est votre plus grand projet à venir ?

On aimerait faire découvrir nos huiles à l’étranger. 

Est-ce que vous auriez un conseil cuisine pour nos lecteurs ?

Léo : mon seul conseil c’est sel, poivre et huile d’olive dans tous les plats !

Louise : Je remplace le beurre par notre huile d’olive délicate dans tous mes gâteaux. Banana bread, moelleux au chocolat… Cela donne un goût délicieux et rend toutes les préparations pour légères. En plus, c’est bien meilleur pour la santé !

Que faites-vous au quotidien pour être responsable ?

Léo : je recycle et j’achète local, tous les légumes que je mange sont issus de petits producteurs à proximité de là où nous habitons.

Louise : En plus de cela, nous essayons d’adopter les petits gestes du quotidien : limiter le plastique quand c’est possible, utiliser des sacs réutilisables, éteindre les lumières en sortant d’une pièce.

Une folle envie pour notre planète : si demain vous étiez une super (wo)man ou le/la ministre de l’écologie, que feriez-vous ?

Léo : Je m’inspirerais du modèle scandinave ! Ils sont en avance sur de nombreux sujets notamment sur l’utilisation des énergies renouvelables et le développement du réseau des pistes cyclables en ville.

Louise : Je sensibiliserais les enfants sur le sujet écologique dans les écoles : les bons gestes à adopter pour préserver notre planète, le recyclage…

Cette conscience responsable, d’où vous vient-elle ?

Léo : Je suis né en Californie où j’ai pris très tôt l’habitude de trier mes déchets car c’était obligatoire. Et en France, j’ai toujours vécu sur une exploitation agricole où optimiser les ressources et vivre en symbiose avec son environnement font partie du quotidien. C’est même notre gagne-pain !

Louise : Ma conscience responsable s’est développée au fil des années grâce à internet et aux réseaux sociaux en général. Avec ces outils, il nous est impossible d’ignorer des problèmes tels que le réchauffement climatique !


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