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Rencontre avec Maëva, créatrice de Clever Beauty

10 avril, 2019

Rencontre avec Maëva, créatrice de Clever Beauty

Cette semaine nous avons rencontré Maëva, l’audacieuse créatrice des vernis et dissolvants Clever Beauty. Elle nous raconte son parcours, le déclic qui l’a poussé à imaginer la beauté autrement et ce qu’elle met en œuvre pour des alternatives plus saines. Avec le retour des beaux jours, on profite des ces jolis vernis colorés pour se faire une manucure !

Pouvez-vous nous raconter votre parcours avant de lancer Clever Beauty ?

J’ai commencé par un diplôme en tant que technicienne de laboratoire, c’est une licence spécialisée dans la formulation de cosmétiques. J’avais pris une spécialisation en cosmétiques naturelles et j’ai eu mes premières expériences dans des laboratoires bio.
Par la suite, j’ai fait un master en management des cosmétiques et de la santé à l’IAE. C’est là que j’ai rencontré un dispositif nommé « Pépite » qui permet de créer son entreprise pendant ses études. J’avais l’idée de créer des bouchons de vernis anti-gaspillage et ils m’ont donné les clefs pour commencer à travailler sur mon projet. Après mon M2, j’ai passé un diplôme étudiant/entrepreneur qui m’a permis de passer de l’idée au projet. J’ai créé ma société pendant mes études et j’ai lancé Clever Beauty en Novembre 2017.

Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de faire ce projet ?

C’est ma mère qui m’a donné l’idée ! Elle fait sa manucure tous les trois jours et un soir je l’ai vu descendre avec tous ses vernis et transvaser les fonds de vernis les uns dans les autres. Au-delà du fait que les mélanges obtenus étaient étranges, les produits contenus dans les vernis sont toxiques et les manipuler entre eux est dangereux. Je lui ai dit que j’allais trouver une alternative plus saine pour qu’elle n’ait plus à faire ce bricolage !
Je me suis formée à un logiciel 3D afin de pouvoir modéliser un bouchon qui permette de récupérer tout le vernis des flacons. Cela m’a pris 8 mois pour trouver la solution qui fonctionne. J’ai fait plusieurs prototypes que je développais grâce aux imprimantes 3D que je faisais tester par des utilisateurs. Je voulais un produit utile et facilement utilisable par mes consommatrices. J’ai fait évoluer le bouchon par itération jusqu’à ce que j’en sois parfaitement satisfaite. Entre la recherche autour du bouchon et l’élaboration des formules naturelles, j’ai mis 3 ans à développer Clever Beauty !

Quelle est votre mission à travers ce projet ?

Le but c’est de proposer des produits cosmétiques naturels intégrant un packaging astucieux. Avec Clever Beauty, les vernis sont commercialisés avec un packaging éco-responsable, anti-gaspi.

Quel est le message derrière vos produits, que voulez-vous transmettre ?

Le but c’est d’arrêter la surconsommation de vernis à ongles et de se concentrer sur les couleurs qu’on porte le plus et surtout de les finir avant d’en racheter. Un vernis dure 24 mois et quand on en a une multitude, on les finit rarement et ils sèchent. Je prône une consommation plus raisonnée, centrée autour des basiques qui durent et dont on ne se lasse pas.

Quelle est le petit plus propre à vos produits ?

Chaque couleur est liée à un caractère de la femme. Dans mes vidéos, j’utilise des femmes de tous les jours et non des mannequins car je veux mettre en avant les femmes d’aujourd’hui, celles qui sont mes consommatrices. Je souhaite que Clever Beauty leur ressemble.

En quoi êtes-vous éco-responsable aujourd’hui ?

La formule est naturelle, il n’y a pas de produits toxiques. Ensuite, quand on ne finit pas les vernis, le verre des flacons n’est pas recyclable. Avec ce bouchon anti-gaspi, on peut récupérer l’intégralité du produit et le verre devient recyclable. Le plastique utilisé pour le bouchon est recyclé et recyclable. Lorsqu’on fait une production, il y a des produits qui comportent des défauts et qui ne sont pas commercialisés. Je ne veux pas qu’ils soient détruits, je les récupère et je les vends sur mon site. Tous les bénéfices sont reversés à une association de lutte contre le gaspillage. Je travaille avec un ESAT pour l’assemblage des bouchons. Enfin, tout est 100% made in France dans mes produits.

Quel est le processus de fabrication des produits ?

La formule est préparée dans un laboratoire situé en région centre, mon cahier des charges est strict sur les composants à enlever. Le bouchon est fabriqué dans le Var puis assemblé à Aix en Provence. Le flacon et le pinceau sont fabriqués en région parisienne et le tout est assemblé près de Paris. Ensuite, je reçois la production à Aix en Provence. 

Appartenez-vous à des labels en particulier ?

Non, je souhaiterais demander la mention Slow Cosmetic mais les labels coûtent chers. Étant une jeune marque, ce n’est pas toujours simple de pouvoir payer les certifications.

Pourriez-vous définir Clever Beauty en quelques mots ?

La beauté astucieuse.

Si votre marque était une ville, quelle serait-elle ?

Aix en Provence forcément !

Si votre marque était une musique, quelle serait-elle ?  

Sunset Lover de Petit Biscuit.

Si votre marque était une icône, qui serait-elle ?

Emma Watson pour toutes ses valeurs féministes.

Quel est votre produit favori, celui dont on ne se sépare jamais ?

Le rouge fascinante !

Le jour où vous avez eu la plus grande joie ?  

Quand j’ai reçu les premiers produits après 3 ans de travail. J’avais dans les mains un projet que j’avais dans la tête depuis si longtemps !
Ma deuxième grande joie c’est lorsque j’ai reçu des messages de mes premières clientes ! Parmi elles, il y avait des femmes enceintes heureuses de pouvoir utiliser du vernis pendant leurs grossesses. J’étais ravie d’avoir ces retours et de me rendre compte que les vernis plaisaient !

Votre plus grand projet à venir ?

Je travaille sur des rouges à lèvres. Je voudrai avoir une vraie formule naturelle, ça prend du temps à développer mais je m’y attelle !

Un conseil beauté pour nos lecteurs ?

Il y a beaucoup de produits toxiques dans les vernis à ongles, on néglige cet aspect mais il faut faire attention aux composants. Mon conseil principal est d’arrêter la surconsommation de produits de beauté, une routine simple avec des basiques est suffisante.

3 bonnes adresses éco-responsables à partager ?

- Paper Plane (14 Rue Gubernatis à Nice) : c’est un restaurant qui propose des menus bios, naturels et véganes.

- Chez Lili (40 Rue du Puits Neuf à Aix en Provence) : un concept store où la créatrice propose des jupes et autres vêtements cousus à la main. En parallèle elle distribue des produits de divers marques.

- Un hibou dans le papier : une marque de création d’accessoires textiles et décoration. Elle propose des bee wraps, j’aime beaucoup ce que la créatrice propose et elle a une personnalité incroyable !

Que faites-vous au quotidien pour être responsable ?

Les basiques : recyclage, lessive maison… J’essaie de consommer peu de cosmétiques et je suis très exigeante concernant la qualité des produits que j’achète. Je vais au marché et j’essaie d’acheter en vrac.

Une folle envie pour notre planète : si demain vous étiez une super woman ou le ministre de l’écologie, que feriez-vous ?

Il y a tellement de choses à faire ! J’ai le droit à combien de réponses ? (rires)
Je mettrais réellement le plan anti plastique en place. Il faut le faire dès maintenant et accélérer la transition vers du zéro plastique et zéro déchet !

Cette conscience responsable, d’où ça vous vient ?

Elle est venue progressivement. J’ai travaillé dans plusieurs laboratoires cosmétiques certifiés bio. On faisait des crèmes très chouettes et des produits propres. J’ai ensuite travaillé dans un laboratoire classique et là... catastrophe ! J’avais l’impression de mettre du plastique sur ma peau. Le contraste était tellement flagrant, je trouvais absurde qu’une grande marque de luxe produise de cette manière. C’est là que j’ai eu mon premier déclic !


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