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Rencontre avec Marine, co-fondatrice de La Minauterie

03 septembre, 2019

Rencontre avec Marine, co-fondatrice de La Minauterie

Céline et Marine se sont rencontrées il y a huit ans pendant leurs études en école de design graphique. Ensemble, elles ont décidé de créer La Minauterie, des objets imprimés éco-responsables, engagés et solidaires. Marine nous raconte leur parcours, leurs envies et leurs ambitions.

Qu’avez-vous fait avant de lancer La Minauterie ?

Nous avons suivi une formation similaire, nous nous sommes rencontrées il y a huit ans pendant nos études de design graphique à Montpellier. Ensuite, nos chemins se sont séparés, Céline a continué en licence de webdesign et a intégré une agence spécialisée en développement durable et responsabilité sociétale des entreprises. Elle a participé également à la communication du tiers-lieux The Island Montpellier. De mon côté, j’ai commencé à travailler en agence d’édition à Antibes puis j’ai passé trois années à Grenoble dans un laboratoire de design, un lieu favorisant la synergie et l’émergence de solutions créatives et innovantes.

Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de lancer votre marque ?

C’était il y a trois ans, nous avions l’envie commune de créer plus librement. Quand on travaille pour les autres, il y a toujours des contraintes alors que pour soi, on peut se challenger, s’exprimer librement et expérimenter de nouvelles techniques d’illustration à l’infini !

Quelle est votre mission à travers La Minauterie ?

Notre mission première est de créer du sens et de faire en sorte que l’objet imprimé devienne vecteur d’impact positif. En tant que graphistes, notre métier est d’aider les entreprises à se faire connaître et à se démarquer. L’idée c’est de mettre ces compétences là au service des causes et des associations que nous souhaitons mettre en lumière. Il y a beaucoup de sujets que nous voulons aborder, mais nous cherchons surtout à parler de choses moins connues du grand public, on essaie d’amener une dimension pédagogique, de sensibiliser, sans jamais être moralisatrices.

Nous avons commencé avec le support papier car c’est ce que l’on connaît le mieux. Mais nous ne nous mettons pas de barrières, ce qui nous importe c’est le fond, le message à faire passer. Les supports sont à l’écoute de l’intention et pensés pour la mettre en lumière. Dans nos ateliers ou entre les mains de nos partenaires, ils sont ensuite fabriqués dans le respect de l’homme et de l’environnement.

Quel est le petit plus propre à vos produits ?

C’est l’histoire qu’on raconte à travers nos dessins et nos illustrations. C’est le fait de transformer une idée en un univers singulier, de raconter une histoire, de défendre une cause. C’est la capacité de parer cette cause de lignes, de couleurs jusqu’à former une collection.

En quoi êtes-vous écoresponsables aujourd’hui ?

La fabrication française était un prérequis dès l’émergence du projet. Nous souhaitons participer à préserver le savoir-faire français et à favoriser les échanges de proximité. Il nous semble important de pouvoir rencontrer chacun des différents acteurs de la chaîne de production. C’est finalement le choix de mettre l’humain au cœur de la démarche. Nous travaillons exclusivement avec des ateliers et des prestataires français. Au-delà de la fabrication, nos matières premières proviennent presque exclusivement de l’hexagone. Nos imprimeurs sont eux-mêmes engagés, le papier est toujours certifié et issu de forêts gérées durablement, parfois recyclé, les encres sont également végétales. Une partie de nos impressions sont compensées carbone, à l’avenir on aimerait compenser totalement nos émissions.

Nous avons aussi une dimension solidaire : nous soutenons des associations en lien avec chacune des collections. Le mécénat peut prendre différentes formes selon les collections, pour certaines nous reversons 1% du montant des ventes réalisées, pour d’autres nous avons choisi le système du Buy One, Give One (pour un article acheté, un autre est offert à l’association). Nous invitons également notre communauté à prendre part à cet engagement collectif en arrondissant la somme de leur panier par le micro-don. Chaque geste compte et permet un impact plus grand ! 

Quel est le processus de fabrication des produits ?

On se pose en premier la question de ce qu’on veut raconter et de quelle thématique nous souhaitons aborder. Ensuite, nous travaillons le design. Nous tentons d’inscrire nos illustrations hors des tendances pour ne pas risquer d’être démodées et pour que le produit dure le plus longtemps possible. Une fois le design réalisé, nous recherchons l’association avec laquelle nous pouvons nous associer et décidons des supports qui composeront la collection. Enfin, nous cherchons les matières premières, les fournisseurs et les prestataires respectant nos critères de fabrication écoresponsable, avec lesquels nous pourrons travailler à la fabrication des objets de la collection.

Appartenez-vous à des labels en particulier ?

Non, en revanche nous travaillons avec des fournisseurs certifiés. Par exemple, notre fournisseur de coton est certifié GOTS, notre fournisseur de papier est certifié FSC / PEFC etc.

Comment décririez-vous La Minauterie ?

C’est une marque dédiée à la maison, la papeterie et la mode qui a vocation à décomplexer l’achat plaisir en mettant le design au service du bien.

Quel est votre produit favori ?

Sans hésiter, les nouveaux carnets qu’on vient de sortir !

C’est ce qui nous manquait le plus. On en utilise tous les jours et nous n’en avions même pas de notre propre marque ! Cela fait plus d’un an qu’on travaille dessus, c’est l’aboutissement de tout ce que nous mettons en place depuis le début de notre aventure. Le carnet est un objet de l’intime, il y a beaucoup à raconter sur la relation que l’on entretient avec celui-ci. On y inscrit sa mémoire, ses confidences, ses mots doux, un tas de petites choses qui, au moment où elles ont été écrites, étaient importantes. On est aussi très fière de soutenir SINGA par le biais de cette collection. Pour chaque carnet acheté, un autre permettra de créer du lien entre une personne réfugiée et sa société d’accueil.

Le jour où vous avez eu la plus grande joie ? 

Le jour où nous avons atteint le palier des 100% de notre campagne de financement participatif. C’était la concrétisation de notre projet, le plaisir de voir qu’il avait été bien accueilli, l’excitation de l’inconnu, le début de notre aventure entrepreneuriale… Bref, le bonheur !

Vos projets les plus fous pour La Minauterie ?

Il y en a beaucoup ! On veut parler de l’océan, des glaciers, développer la collection Do Not Cut pour sensibiliser les enfants à la sauvegarde des animaux… On aimerait aussi amener plus de diversité dans nos supports, développer la partie textile, travailler davantage le bois, équiper nos ateliers de quelques machines pour internaliser la fabrication quand cela est possible. La création d’emploi est aussi un bel objectif en soi.

Un conseil pour quelqu’un qui veut se mettre à l’écoresponsabilité ?

Il faut s’y mettre petit à petit. Ce n’est pas compliqué mais il faut se créer de nouvelles habitudes donc le faire à son rythme sinon on se décourage vite et on ne tient pas dans la durée. L’essentiel est d’y aller pas à pas et d’être persévérant pour qu’un petit effort se transforme en simple routine.

Si demain vous étiez une super woman ou la présidente, que feriez-vous ?

Je crois que j’axerais la transition vers de bonnes pratiques en priorité auprès des entreprises. En tant qu’entrepreneurs, on peut décider d’orienter notre impact pour créer de l’emploi, valoriser un savoir-faire local, consommer durablement, sensibiliser… N’importe quelle entreprise, quel que soit son secteur d’activité, peut améliorer ou limiter son impact sur l’Homme ou l’environnement. À commencer par offrir une complète transparence afin que le consommateur puisse choisir en conscience les produits et services qu’il utilise !

3 bonnes adresses écoresponsables à partager ?   

- Les Curieux à Lyon, un lieu hybride à la fois boutique de mode éthique, salon de thé, coiffeur à l’ambiance très chaleureuse !

- The Island Montpellier : un espace de coworking dédié aux acteurs de la transition.

- À la Source, une épicerie locavore et zéro déchets à Lyon.


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