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Rencontre avec Mélanie, créatrice des Petits Dorés

23 avril, 2019

Rencontre avec Mélanie, créatrice des Petits Dorés

Cette semaine nous avons rencontré Mélanie, une jeune maman, créatrice de la marque Les Petits Dorés. C’est lors de la naissance de son fils qu’elle a pris conscience de l’importance de protéger la peau des enfants et que l’idée des Petits Dorés lui est venue. Elle nous raconte son parcours, ses aspirations et inspirations.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours avant de créer Les Petits Dorés ?

J’ai exercé un métier sans aucun rapport avec ce que je fais actuellement. J’ai travaillé dans la promotion immobilière pendant 10 ans. A la suite d’un licenciement économique, j’ai créé mon entreprise.

Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de faire ce projet ?

Un membre de ma famille a eu un cancer de la peau pendant l’été 2015. Peu après j’ai eu mon fils, Léonard. Mon mari est fan de bateau, nous habitons à Nantes et nous passons beaucoup de temps en mer de début mai à fin septembre. Je n’ai rien trouvé à mettre sur le dos de mon fils pour le protéger du soleil. Je voulais un tissu joli mais qui soit anti-UV. C’est de là qu’est parti l’idée de créer Les Petits Dorés. J’ai commencé à me renseigner sur les matières existantes et j’ai trouvé mon fournisseur italien de tissus anti-UV : l’éconyl. C’est une matière fabriquée à partir de plastique et de filets de pêche repêchés de l'océan. C’est bon pour la peau des petits, c’est durable, recyclé et recyclable. Les premiers prototypes ont été portés par mon fils, Léonard en été 2017. Je voulais produire en France, ça s’est avéré impossible ou alors je n’aurai pas pu proposer des maillots de bain accessibles. J’ai démarché plus de 300 ateliers à travers l’Europe avant de trouver le mien qui se situe au Portugal.

Quelle est votre mission à travers Les Petits Dorés ?

Protéger les petits des dangers du soleil : la préservation de notre capital solaire est primordiale entre 0 et 10 ans. Si on ne protège pas les enfants au maximum, il y a des risques importants de développer des cancers ou des grains de beauté plus tard. Je souhaite proposer des produits efficaces mais qui restent mignons et cool.

Quel est le message derrière vos produits, que voulez-vous transmettre ?

En tant que jeune maman, je trouve qu'il est irresponsable d’exposer les enfants en pleine journée même avec de la crème solaire. Les maillots Les Petits Dorés protègent à 98% des UV. Les enfants peuvent jouer avec un chapeau, de la crème, leur maillot et être tranquille toute la journée. Il y a aussi l’aspect vertueux du produit par l’utilisation de l’éconyl : c’est une matière produite à partir des déchets plastiques. On dépollue les océans tout en créant de nouveaux vêtements qui se recycleront par la suite.

Quel est le trait de caractère propre à vos produits ?

Enfantin, insouciant, poétique et rétro.

En quoi êtes-vous écoresponsable aujourd’hui ?

Le premier point est l’utilisation de l’éconyl, un tissu créé à base de déchets plastique et de filets de pêche repêchés de l'océan. En parallèle, j’ai décidé de ne pas créer d’étiquettes pour mes modèles car je souhaite limiter au maximum ce qui part à la poubelle. J’essaie de travailler en local : mes ateliers sont au Portugal mais à partir du moment où je reçois la production chez moi, le stock ne bouge plus. Ma graphiste et mon imprimeur habitent juste à côté. J’aime le fait de travailler avec de petits artisans qui évoluent à proximité. 

Quel est le processus de fabrication des produits ?

Au début de l’année je reçois les coloris de mon fournisseur : je choisis ceux qui me plaisent pour les futurs modèles. L’idée ce n’est pas de fonctionner avec des collections mais plutôt d’avoir quelques modèles différents, intemporels, déclinés en plusieurs couleurs. Je ne suis pas styliste et je n’ai pas de formation dans la mode mais j’ai toujours aimé l’art. Je pense que c’est un héritage familial : ma grand-mère était une excellente couturière et mon papa est peintre. Je dessine moi-même mes modèles, je me débrouille, je fais des collages, des croquis etc. Ensuite, je les scanne et je les envoie à mon atelier. A partir de ce cahier des charges, ils me proposent un premier prototype. Il y a deux étapes de validation avant d’arriver au produit fini. L’atelier gère son planning de production, on valide tout avec l’usine fin septembre afin qu’ils puissent lancer la production entre décembre et février. Je réceptionne la production en mars et après les produits partent de Nantes. 

Appartenez-vous à des labels en particulier ?

L’éconyl est labellisé Oeko Tex – 100, garantissant l'absence de produits toxiques pour le corps et pour l’environnement.

C’est quoi Les Petits Dorés en 3 mots ?

L’enfance, la protection et l’aventure.

Si votre marque était une ville, quelle serait-elle ?

Une ville provençale, je viens du Sud, ça me rappelle toute mon enfance.

Si votre marque était une musique, quelle serait-elle ?  

La mer de Charles Trénet.

Si votre marque était une icône, qui serait-elle ?

Mon fils, tout est parti de sa naissance !

Quel est votre produit favori, celui dont on ne se sépare jamais ?

Le nouveau body volant Chloé.

Le jour où vous avez eu la plus grande joie ?  

Il y a un an, quand on a lancé le site internet. C’était le début de mon aventure entrepreneuriale, je courais partout, j’étais stressée mais quand j’ai reçu les premiers retours de mes clientes, c’était un vrai bonheur. Quand on crée sa marque, il faut s’accrocher. J’ai beaucoup de projets et je sais où je voudrais emmener Les Petits Dorés mais on pourra en reparler dans 3 ou 4 ans pour voir si tout s’est concrétisé !

Justement, pourriez-vous nous parler de votre plus grand projet à venir ?

Une petite fille qui arrivera d’ici 3 mois !
Pour Les Petits Dorés, j’aimerais développer la présence de la marque en boutiques. Pour cela, il faut accéder au salon de la mode enfant comme Playtime, mais ils sont très sélectifs, et c’est difficile d’y rentrer. Pourtant en tant que petite marque, on a énormément besoin de visibilité.

Un conseil mode pour nos lecteurs ?

Choisir l’intemporel, le durable ! Mieux vaut en avoir une pièce qui traverse les époques plutôt que cinquante qui ne passeront pas la saison.

Une adresse coup de coeur à partager ?

Il était plusieurs fois : un site de seconde main pour les vêtements et accessoires d’enfants. Ce qui n’est pas vendu est donné à des associations partenaires comme Syria Charity ou La Croix Rouge.

Que faites-vous au quotidien pour être responsable ?

On se douche moins longtemps et on ne prend plus de bain. On fait le tri, on élimine le plastique au profit des bocaux en verre. On consomme beaucoup moins de manière générale. On se déplace à vélo ou à pied quand c’est possible. Lorsque l’on se rend à la plage, on fait une activité ramassage de déchets. Cela nous prend peu de temps dans la journée, mais ça permet de nettoyer un peu et de sensibiliser mon fils.

Une folle envie pour notre planète : si demain vous étiez une super woman ou le ministre de l’écologie, que feriez-vous ?

Je suis admirative des pays nordiques, ils bousculent les mentalités, ils protègent la nature. Si on pouvait leur ressembler un peu plus, le monde irait beaucoup mieux. Il faut apprendre aux enfants dès le plus jeune âge à prendre soin de l’environnement. Je trouve aussi leur système éducatif très bien fait : ils prennent en compte les besoins de l’enfant, le fait qu’ils soient tous différents. Ils leur proposent des activités multiples (jardinage, cuisine etc), je trouve ce modèle plus ouvert et plus inclusif.

Cette conscience responsable, d’où ça vous vient ?

Avoir mon premier enfant a changé ma vie. Avant Léonard, je n’étais pas intéressée par les maillots de bain pour enfants. La seule réflexion que je m’étais faite en voyant des enfants sur la plage c’était “Oalala je ne leur mettrai jamais ça sur le dos”. Dix ans plus tard je fais des maillots anti-UV pour les petits, la vie est marrante parfois !
Au-delà de ça, mon mari étant passionné de navigation, nous accédons à des plages et criques très préservés, à l’état sauvage. La Bretagne est magique pour cela. Mais quand on revient sur la côte et qu’on voit tous les déchets, cela nous saute aux yeux à chaque fois. On est obligé d’être sensibilisé à l’environnement !


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