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Rencontre avec Pauline, fondatrice du podcast La Leçon

20 avril, 2019

Rencontre avec Pauline, fondatrice du podcast La Leçon

Nous avons rencontré Pauline Grisoni, la fondatrice du podcast La Leçon, dans lequel elle fait parler des personnalités inspirantes d'un échec qui les a façonné et de la leçon qu'ils en ont tirée. C'est tellement réussi que ça donnerait presque envie d’échouer ! Pour Pauline, l'échec n'est pas une fin en soit mais une façon de rebondir, de développer sa créativité et de se lancer dans de nouveaux projets. "Quoi qu'il arrive, il faut s'engager pour ce qui nous fait vibrer, faire des choses de ses mains, de sa tête, tenter, tenter, tenter. Ainsi, pas de frustrations, que des leçons". 

Qu’est-ce que tu as fait avant de lancer La Leçon ?

J’ai fait des études de communication à l’Iscom, je voulais bosser dans la pub alors j’ai fait un stage dans ce milieu mais ça ne m’a pas beaucoup plu. Ce que j’adorais c’était écrire alors j’ai postulé chez Minute Buzz et ça a marché ! De fil en aiguille, j’ai atterri chez cosmopolitan.fr. J’y suis restée 4 ans et demi. C’était une très belle période mais au bout d’un certain temps j’ai eu envie d’ailleurs et plus spécifiquement de suivre mon rêve.

A cette période, j’ai découvert le podcast Transfert, ce fut une révélation. Je me suis dit qu’il y avait un truc à faire, qu’on était au début du podcast, au moment du frétillement avant la grande professionnalisation et que c’était la période pour se lancer. Je me suis mise à chercher un thème. J’avais rédigé un article sur les entrepreneuses inspirantes et je posais toujours la question “quel a été votre plus grand échec ?”. J’ai trouvé que ces réponses étaient toujours les plus intéressantes et qu’elles décomplexaient le reste de l’interview. Ça fait du bien de prendre le contre-pied de tout ce qu’on entend aujourd’hui et de parler de l’échec.

La Leçon, c’est quoi en quelques mots ?

La Leçon est un podcast qui fait parler des personnalités inspirantes d’un échec qui les a façonnés et La Leçon qu’ils en ont tirée. Je voulais choisir un autre angle, ne pas parler uniquement de la réussite. Je rencontre des personnes qu’on adule, on a souvent en tête leur sucess story mais jamais les difficultés qu’ils ont dû surmonter avant d’en arriver là !

Quelle est ta mission à travers La Leçon ?

Déculpabiliser l’échec ! On est tous terrifié à l’idée de parler de ses échecs, c’est très intime et difficile de se livrer sur ce sujet. Je souhaite montrer que l’échec est une façon de rebondir et de tirer des leçons pour réussir ensuite. 

As-tu rencontré des échecs pour monter La Leçon ?

C’est la chanson qui m’a amené sur la voie du podcast. Je voulais devenir chanteuse et tenter le tout pour le tout. Je cherchais quelqu’un qui puisse m’accompagner car je ne jouais pas d’instrument. J’étais frustrée car je ne trouvais personne en adéquation avec mon univers. C’est donc ce premier échec qui m’a mis sur le chemin du podcast, aujourd’hui je fais entendre ma voix d’une autre façon et j’en suis très heureuse !

Quel a été ton déclic pour monter La Leçon après l’échec de la chanson ?

J’ai tout lâché pour ce podcast ! Je me suis dit qu’il fallait que j’arrête d’attendre qu’on vienne me chercher et que je fasse les choses par moi-même. “Bouge-toi les fesses” est mon plus grand mantra ! (rires). Le fait de me lancer dans cette aventure a été le début du déclic, j’ai arrêté de chercher l’approbation des autres. Si je ne décide pas de croire en moi, qui le fera ? J’ai commencé à me faire confiance, je n’avais plus besoin de la validation des autres. Alors, j’ai monté mon projet pas à pas. A chaque jour, une nouvelle étape, une nouvelle avancée. Je ne suis pas devenue une battante du jour au lendemain, c’est un processus qui prend du temps. Monter mon entreprise fut l’école de la persévérance, je me suis plantée mais j’ai toujours trouvé une solution pour avancer et m’améliorer.

Quels ont été les bienfaits apportés par ce changement d’attitude ?

Je suis plus motivée, je suis fière de mes échecs car malgré eux j’ai réussi à aller au bout de mon projet ! Ça m’a donné confiance en moi. Je me rends compte que je peux supporter beaucoup plus que je ne pensais. 

Le jour de ta plus belle rencontre ?

J’apprécie chaque moment avec mes invités mais ma rencontre avec Matthieu Stefani, fondateur de l’agence d’innovation CosaVostra et animateur du Podcast “Génération Do It Yourself” m’a beaucoup aidé dans ma démarche et dans la construction de La Leçon. Matthieu m’a inspiré, ça a aidé un grand frère pour moi. Si vous voulez en savoir plus sur lui, ne loupez surtout pas l’épisode 5 de La Leçon !

Le jour de ta grande joie ?

Lorsque je suis allée enregistrer l’épisode avec Ariel Wizman, journaliste, comédien et animateur français. C’était une période charnière, je n’arrivais pas à trouver de nouveaux invités, j’essuyais beaucoup de refus et je ne voulais pas que mon podcast s’arrête au premier épisode. Ariel a été la première personne vraiment médiatique que j’enregistrai et lorsqu’il m’a répondu positivement, ça a été une explosion de joie ! 

Ton plus grand projet à venir ?

Aujourd’hui, je me consacre 100% au podcast, je vais bientôt lancer ma campagne Ulule. J’aimerais pouvoir en vivre pleinement, ce serait génial car c’est un projet qui me passionne.

Quel conseil donnerais-tu- aux personnes qui souhaitent agir aujourd’hui ?

Il faut oser se lancer avec nos imperfections ! Je suis une grande perfectionniste et j’ai longtemps travaillé et retravaillé mon projet avant de me lancer. Parfois on a peur de sauter le pas car on n’atteint pas cette perfection. Mais il faut oser et ne pas avoir peur de l’échec.

L’imperfection entraînera peut-être des erreurs mais c’est ce qui fera grandir et évoluer un projet. C’est grâce à ces obstacles qu’on peut aboutir à la perfection. Il ne faut pas avoir peur, il faut juste y aller et si ça rate ce n’est pas grave ! Ce sera un socle pour la prochaine étape ou le prochain projet. Toutes les erreurs nous permettent de grandir et de ne pas reproduire l’échec. Si on ne fait rien, c’est sûr qu’on ne se loupe pas mais on apprend rien.

Aujourd’hui, quel est ton rapport à l’environnement ?

J’ai un rapport très angoissé à l’écologie. Je suis paniquée à l’idée qu’en 2050 il fasse 50 degrés à Paris. Je me suis beaucoup renseignée sur le sujet. J’essaye de déconstruire mes habitudes et de faire au mieux dans mon quotidien : je trie, je ne prends pas de bain, j’achète peu de neuf mais surtout dans les dépôts ventes de marques, j’essaye de réduire mes emballages. J’imagine qu’à terme, on se recentra sur l’essentiel, on aura des vies plus simples, plus locales. Aujourd’hui, j’ai encore beaucoup à faire, je ne suis pas irréprochable, je prends beaucoup l’avion par exemple.

3 bonnes adresses / bons plans à partager ?

  • Le meilleur dépôt vente de Paris : Troc en stock, c’est un dépôt de vente de marques haut de gamme. La sélection est dingue, il y a beaucoup de journalistes qui refilent des fringues jamais porté. C’est mon petit trésor, je vais là-bas pour fouiller assez régulièrement !
  • Le meilleur restau de la butte Montmartre : Un zèbre à Montmartre, c’est un restau de quartier chaleureux avec de la nourriture traditionnelle qui ne déçoit jamais, tout est bon sur la carte !
  • Un bar pour un verre atypique : Chez Amhad (18 Rue Véron, 75018 Paris), c’était le bar fétiche du mec d’Edith Piaf, il y a des photos partout aux murs, l’endroit est génial car très cosmopolite, on y voit de tout et fait des rencontres magiques ! 

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