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RENCONTRE AVEC SIBYLLE, FONDATRICE DES MERVEILLES

04 novembre, 2018

RENCONTRE AVEC SIBYLLE, FONDATRICE DES MERVEILLES

Nous avons rencontré Sibylle Grandchamp, fondatrice des Merveilles où elle propose des voyages éthiques basés sur l’exploration intérieure et la pratique du yoga en immersion dans la nature. Cette journaliste diplômée va à la rencontre de nombreux acteurs pour réaliser des documentaires et des reportages sur la mode et le lifestyle. Elle nous raconte sa vision du bien-être et son déclic personnel.

Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours ?

Je suis journaliste et je me suis toujours intéressée au voyage, à l’art de vivre et à la mode. Ces trois disciplines ont toujours été très liées dans ma vie. J’ai créé Les merveilles comme le résultat de cette vision transversale. Les Merveilles, c’est la réalisation la plus proche de ce que je suis. Ce projet est très lié à mes idéaux, mes envies, ma vision du bien-être et de l’existence. Ce sont des voyages où l’on pratique le yoga et la méditation dans des lieux naturels d’exception. J’ai commencé le yoga à 16 ans mais sans jamais en pratiquer à outrance. J’en ai toujours fait mais de manière irrégulière. Cette pratique me suit depuis 20 ans mais plutôt comme un mode de vie : c’est un moment de bien-être et cette détente m’amène à mieux concrétiser mes projets dans la vie.

 Racontez-nous votre premier jour, ce moment, ce déclic qui a engendré une prise de conscience, un nouveau départ et de nouvelles initiatives.

Juin 1990, le jour de mon bac.          
Mes parents étaient angoissés de ce que j’allais faire dans ma vie et à ce moment-là je n’avais aucune réponse précise à leur apporter. La seule chose que j’avais envie de faire c’était de prendre une caméra et de partir vivre chez mon grand-père dans la Drôme. Il cultivait la terre dans un village qui m’est cher. A ce moment-là, je voulais me rapprocher de la nature, je sentais que quelque chose était en train de partir et qu’il fallait que je le retienne, que je le capture.  A mes yeux, c’était la chose la plus utile que je puisse faire.


Par la suite j’ai fait des études variées pendant 8 ans : tourisme, langues, culture des langues puis le journalisme. J’avais envie de voyager. J’ai commencé à travailler au service étranger du journal Libération. J’avais envie de comprendre comment l’environnement influence les hommes. Par la suite j’ai travaillé pour des magazines de mode et de luxe, un monde différent du jardin de mon grand-père.
28 ans après, je suis à un âge où je suis plus proche de mes idées et de mes idéaux. Je sais que quand j’avais exprimé ce désir en 1990, il était très instinctif mais il ressemble à qui je suis aujourd’hui. Je pressentais l’illogisme du monde capitaliste et la logique de ce que mon grand-père avait à nous enseigner. Il est décédé depuis et je n’ai pas eu l’occasion de mener à bien ce projet mais grâce à mon métier, je retranscris ce que font les autres. J’essaye d’aller chercher des personnes qui inspirent les autres à un mieux vivre.          

En quoi a consisté votre changement ?

La société nous impose de passer à côté de la raison pour laquelle on est sur terre. Bien vivre c’est donner du sens à notre existence et pour cela il faut être au plus proche de ses désirs. Fermer les yeux et exécuter des choses qui ne viennent pas de nous n’a pas de sens.

Je suis heureuse d’avoir eu les pensées que j’ai eu à ma sortie du bac. Cela montre que l’essentiel n’est pas forcément là où on croit.

Quels ont été les bienfaits apportés par ce changement ?

Je pense que cela a changé mon rapport à l’existence.
Ce travail est nécessaire et je suis convaincue qu’il peut aider à harmoniser la société. Il faut s’imaginer un cercle vertueux où chacun répondrait de manière plus honnête à ses aspirations ce qui engendrerait une logique et un mode de vie plus positif et impacterait notre entourage positivement.

 Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de lancer Les Merveilles ?

J’avais envie de ralentir, de continuer à être émerveillée par la nature et de le transmettre. Avec Les Merveilles, je me fais du bien et je fais du bien aux autres. Je souhaitais créer quelque chose de concret et réunir une communauté autour du yoga.

Le jour de votre plus grande joie avec Les Merveilles ?

Chaque retraite est une joie. C’est merveilleux de pouvoir orchestrer un projet et de le vivre avec les autres. J’ai conçu quelque chose que j’accompagne pleinement et que je vis. C’est très fort ! C’est la preuve qu’il est possible de créer et d’être au cœur de sa création.

Aujourd’hui, que faites-vous dans votre quotidien pour être responsable ?

J’essaie de faire les choses le plus simplement possible. Je ne me sens pas écologique dans l’âme mais le bon sens c’est déjà une prise de conscience écologique. Je fais la différence entre le bio, le local et l’industriel et j’habitue mes enfants aux goûts naturels.
Je ne suis pas une maman gâteau mais je me force à faire des produits maison. Nous prenons le temps de cuisiner et à la fin on a un gâteau meilleur et nous avons passé du temps ensemble à le faire. Ce sont des choses très simples, je suis dans une logique où je prends plus de temps : pour rentrer chez moi (je suis en vélo la plupart du temps), pour regarder les autres dans ma maison, pour profiter de chaque instant.        

Si demain vous étiez une super woman ou la présidente, que feriez-vous pour notre planète ?

J’entamerai un processus de décélération ! 
J’offrirai un tapis de yoga à tous les français pour qu’ils puissent pratiquer.
Les marques auraient toutes le même packaging et je limiterai l’utilisation des voitures à carburant.

Comment imaginez-vous la planète en 2030 ?

Honnêtement, pas très bien. J’ai du mal à avoir une vision positive.
J’ai l’impression qu’il a deux mondes parallèles entre la prise de conscience et la surconsommation et je ne sais pas lequel des deux va prendre le dessus. Il faudrait une réaction massive face à l’urgence.          
Si rien ne change, je pense qu’en 2030 on risque de faire face à des pénuries d’eau potable et que l’air sera de moins en moins respirable.

Pourquoi soutenez-vous Jours à venir ?

Je suis heureuse de voir que tout ce que vous avez appris pendant vos études peut être mis à bon escient pour faire avancer les choses. Vous soutenir c’est défendre une initiative qui engendre un mode de consommation plus global, une démarche plus sensée.Vous démontrez que des produits responsables peuvent être aussi esthétiques qu’éthiques. C’est intéressant et il n’y a plus d’excuses pour ne pas changer son mode de consommation.

 

 

 


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